“ Il n’y a eu pire que Commode, sinon le seul Héliogabale. Il ne fut ni empereur, ni Antonin, ni citoyen, ni sénateur, ni noble, ni Romain. En toi le salut, en toi la vie, le plaisir de vivre ! Vive l’Alexandre des Antonins, afin que nous sentions le plaisir de vivre ; et qu’il soit appelé Antonin ; qu’un Antonin fasse la dédicace des temples destinés aux Antonins ! Qu’Antonin subjugue les Parthes et les Perses ! Objet sacré de notre vénération, qu’il reçoive un nom sacré ! Chaste, qu’il reçoive un nom sacré ! Que les dieux conservent le nom d’Antonin, le nom des Antonins ! ”
Anonyme
Résumé
L’Histoire Auguste, d'origine anonyme, est un ouvrage historique dédié aux empereurs romains, abordant les thèmes de la République, de l’Empire et des rapports entre le Sénat, les soldats et les monarques. Elle célèbre les qualités de personnages tels qu’Antonin, Alexandre ou Probus, tout en décrivant la décadence de tyrans comme Héliogabale.
À travers des discours et des récits de conflits, l’œuvre explore les tensions entre le pouvoir impérial et la tradition républicaine, illustrant la manière dont le Sénat et les armées glorifient les empereurs. Son contexte de publication demeure incertain, mais ses récits révèlent une réflexion sur la légitimité et la rigueur du pouvoir.
Citations de Histoire Auguste (Anonyme)
“ V. Après ces paroles de Tacite, le sénat répondit par ces acclamations : « Trajan aussi était âgé quand il parvint à l’empire ! et Adrien aussi ! Antonin aussi ! et ne sais-tu pas ce que dit le poète : De ce roi des Romains à la tête blanchie ? Qui peut gouverner plus sagement qu’un vieillard ? Ce n’est pas un soldat, c’est un empereur que nous nommons. Commande, et les soldats combattront. Tu as pour toi la sagesse, et un frère, vaillant capitaine ; Sévère n’a-t-il point dit : « C’est la tête qui commande, et non les pieds ? » C’est ton esprit, non ta personne, que nous choisissons. ”
“ L’ennemi, le parricide, vraiment il n’y aura là qu’une juste sévérité, lui qui n’a pas épargné son propre sang, qu’il soit traîné avec un croc. Lui qui a voulu te tuer, qu’il soit traîné avec un croc. Tu as tremblé avec nous, tu as partagé nos dangers. O Jupiter très-bon, très-grand ! si tu veux nous sauver, conserve-nous Pertinax. Vive la fidélité des prétoriens ! vivent les cohortes prétoriennes ! vivent les armées romaines ! vive la piété du sénat ! Que le parricide soit traîné. Nous t’en prions, auguste empereur, que le parricide soit traîné. ”
