“ Mais pourquoi ces plaintes ? pourquoi nous occuper des vicissitudes des temps ? Parlons de Carus, qui tient le milieu, pour ainsi dire, entre les bons et les mauvais princes, mais qui pourtant doit plutôt être rangé parmi les premiers, et qui même devrait y occuper une place distinguée, s’il n’avait point laissé l’empire à Carin. ”
Carus
Définition et enjeux
Le concept de Carus, empereur romain du IIIe siècle, incarne un moment crucial de la crise de l'Empire. Auteur de campagnes militaires contre les Perses et successeur de Probus, il est analysé par divers auteurs, tels qu'Edward Gibbon, qui souligne son rôle dans le passage de pouvoir, ou Ambroise Rendu, qui le présente comme un chef guerrier mais un administrateur limité.
Les textes mettent en évidence ses relations tendues avec le Sénat et ses fils, Carin et Numerien, ainsi que son héritage dans l'histoire romaine. Ce thème s'inscrit dans un contexte plus vaste, reliant Carus aux figures de Probus, Dioclétien et aux conflits avec les Perses.
Citations sur “Carus”
Ambroise Rendu, Cours d'histoire et de géographie rédigé pour l'usage des collèges et des aspirants au baccalauréat ès lettres… (1845)
“ « Ici est enseveli Probus, le meilleur des empereurs, le vainqueur des tyrans et de toutes les nations barbares ! » CARUS, CARIN et NUMÉRIEN (282-284) . —Aussi brave que Probus, mais moins habile administrateur, - Carus, simple et dur soldat, ne régna que par la guerre : la sanglante défaite des Sarmates en Illyrie présageait un glorieux triomphe sur les armées de la Perse, et Barham, -successeur de Sapor, venait de voir tomber les murs de Séleucie et de Ctésiphon, quand le prince victorieux périt frappé de la foudre ou égorgé par des assassins. ”
“ La nouvelle de la mort de Probus affecta gravement le sénat et le peuple ; mais grande fut leur consternation, lorsqu’ils apprirent que l’empire avait été déféré à Carus, homme de bien sans doute, quoique son caractère ne pût entrer en parallèle avec celui de Probus, mais dont le fils Carin avait toujours mené une vie des plus répréhensibles : on craignait moins encore d’avoir un empereur obscur, que de lui voir un successeur méchant. ”
Pierre-Joseph Proudhon,
Césarisme et christianisme (de l'an 45 avant J.-C. à l'an 476 après…
(1883)
“ Probus est remplacé par Carus, qui nomme aussitôt Césars ses deux fils, Carin et Numérien, et marche ensuite contre, les Perses. [— De l'empire de Carus au sixième consulat d'Honorius (404) , 120 ans, les consuls furent constamment absents de Rome au 1er janvier.] Carus, homme de valeur, du caractère de Probus : élu par le soldat, il n'eut pas, dit-on, pour le sénat les mêmes égards que son prédécesseur. C'était impossible. L'événement qui lui donnait la pourpre était une contradiction aux tendances de Probe, déjà si funestes à Maxime, à Balbin, aux trois Gordiens, etc. ”
Louis Demaeght, Catalogue raisonné du musée d'Oran… (1898)
“ Pr. Tiarel. P. B. 722. IMP. PROBVS AVG. Son buste lauré et cuirassé à droite. — Rv. VICTORIA GERM. Trophée entre deux captifs assis, les mains liées derrière le dos. P. B. CARUS (Marcus, Aurelius Carus) 282-283 Carus, né à Narbonue. en 230, d'une famille originaire de Rome, était préfet du prétoire un 282, lorsqu'il fut proclamé empereur par les Légions après la mort de Probus. Reconnu par le Sénat, il nomma Césars ses deux fils Carinus et Numerianus et partit presque aussitôt avec ce dernier pour la guerre des Perses. ”
J.-H. Rosny jeune,
La carapace : roman
(1914)
“ Ce retour lui en fit espérer un autre : celui d'Allain. Deux ou trois fois, elle entraîna son père chez Carus; elle y apprit que le jeune homme, tout à fait lancé, dînait chaque jour en ville. Carus, un peu lier comme le sont ces sortes de gens, pour lesquels le client devient un membre de la famille, racontait à qui voulait l'entendre, la haute fortune du jeune homme, les appointements montés jusqu'à mille francs par mois. ”
Marie-Nicolas Bouillet, Dictionnaire universel d’histoire et de géographie Bouillet Chassang (1878)
“ CARIN, M. Aurelius Carinus, empereur romain, succéda à son père Carus en 283, conjointement avec Numérien, son jeune frère, et eut en partage l'Italie, l'Illyrie, les Gaules, l'Espagne et l'Afrique. Sa vie fut souillée par les débauches et la cruauté ; il montra cependant quelque courage pour défendre l'empire : il battit près de Vérone l'usurpateur Julianus qui avait pris la pourpre en Pannonie, et repoussa d'abord avec quelque succès Dioclétien, prétendant plus redoutable ”
Edward Gibbon,
Histoire de la décadence et de la chute de l’Empire romain
(1819)
“ Les troupes, effrayées du sort de Carus et de leurs propres dangers, sommèrent hautement le jeune Numérien d’obéir à la volonté des dieux, et de les tirer d’un pays où elles ne pouvaient combattre que sous les plus malheureux auspices. Le faible empereur se laissa entraîner par leurs préjugés, et les Perses ne purent voir sans étonnement la retraite subite d’un ennemi victorieux [83] . Vices de Carin. A. D. 284.On apprit bientôt à Rome la mort mystérieuse de l’empereur. Le sénat et les provinces se félicitèrent de l’avénement des fils de Carus. ”
Edward Gibbon,
Histoire de la décadence et de la chute de l’Empire romain
(1819)
“ La définition de l’humanité renferme toutes les autres vertus. ↑ Synesius attribue cette histoire à Carin : il est bien plus naturel de la donner à Carus qu’à l’empereur Probus, comme l’ont fait Tillemont et Petau. ↑ Vopiscus, Hist. Aug., p. 250 ; Eutrope, IX, 18 ; les deux Victor. ↑ C’est à la victoire de Carus sur les Perses que je rapporte le dialogue du Philopatris, qui a été si long-temps un objet de dispute parmi les savans ; mais il faudrait une dissertation pour expliquer et pour justifier mon opinion. ”
Charles Romey, Histoire générale d'Espagne (1838)
“ Carin et Numérien furent reconnus empereurs, Carin pour l'Occident, Numérien pour l'Orient. Carin continua sa vie dissolue. Numérien , doué de qualités heureuses, ressentit si vivement la perte de son père , et versa tant de larmes à cette occasion , qu'il en perdit presque la vue. A cause de cela on le portait en litière couverte parmi les légions. Voici comment il finit : La mort de Carus avait semblé de mauvais augure pour la guerre contre les Perses ; on y avait renoncé; et Numérien revenait vers Rome. ”
Edward Gibbon,
Histoire de la décadence et de la chute de l’Empire romain
(1819)
“ Les biographes qui, sous les règnes de Dioclétien et de Constantin, ont composé ou plutôt compilé les vies des empereurs, depuis Adrien jusqu’aux fils de Carus, sont ordinairement connus sous les noms d’Ælius-Spartien, de Jules-Capitolin, d’Ælius-Lampride, de Vulcatius-Gallicanus, de Trebellius-Pollion et de Flavius-Vopiscus ”
“ Carus avait enfin pris la résolution de le faire mourir (si l’on en croit Onésime) et de lui substituer Constance (qui plus tard fut fait césar, et qui alors était préside de Dalmatie) , l’homme le meilleur qu’il connût alors. Il serait trop long de parler davantage de la luxure de Carin ; les personnes qui voudront connaître en détail ses turpitudes, pourront lire Fulvius Asprianus, qui les expose toutes jusqu’à provoquer le dégoût. ”
César Azémar, Résumé d'histoire générale à l'usage du peuple… (1840)
“ Après Aurélien , Tacite , neveu de l'historien, Probus , prince actif, rigide et guerrier, Carus dont les deux fils, Carin et Numérien qu'il s'associa, ployèrent sous un fardeau trop pesant pour leur faiblesse, comprimèrent les révoltes intérieures et reverdirent la majesté des aigles romaines par les lauriers qu'ils cueillirent principalement dans leurs guerres contre les Scythes, les Sarmates, les Francs et les Perses. Aucun de £es empereurs ne mourut de mort naturelle ”
Edward Gibbon,
Histoire de la décadence et de la chute de l’Empire romain
(1819)
“ Il délivre les Gaules des invasions des Germains. A. D. 277. Probus porte ses armes en Germanie. Il bâtit un mur depuis le Rhin jusqu’au Danube. Les Barbares introduits dans l’empire : leurs établissemens. Entreprise hardie des Francs. Révolte de Saturnin en Orient. A. D. 279. De Bonosus et de Proculus en Gaule. A. D. 280. Triomphe de l’empereur Probus. A. D. 281. Sa discipline. A. D. 282, Août. Élévation et caractère de Carus. Sentimens du sénat et du peuple. Carus défait les Sarmates et marche en Orient. Il donne audience aux ambassadeurs persans. A. D. 283. ”
Edward Gibbon,
Histoire de la décadence et de la chute de l’Empire romain
(1819)
“ Voy. Casaubon et Saumaise, ad Hist. Aug., p. 253. ↑ Carus se désolait de ce que son fils Numérien était encore trop jeune pour qu’il pût lui confier, à la place de son frère Carin, le gouvernement des provinces occidentales. (Vopisc., in Caro.) (Note de l’Éditeur.) ↑ Vopiscus, Hist. Aug., p. 253, 254 ; Eutrope, IX, 19 ; Victor le jeune. À la vérité, le règne de Dioclétien fut si long et si florissant, qu’il a dû nuire beaucoup à la réputation de Carin. ↑ Vopiscus, Hist. Aug., p. 254. Il l’appelle Carus ”
Edward Gibbon,
Histoire de la décadence et de la chute de l’Empire romain
(1819)
“ Sentimens du sénat et du peuple.On vit expirer avec Probus l’autorité du sénat. À la mort de ce prince, le repentir des troupes ne les porta point aux mêmes égards qu’elles avaient eus pour la puissance civile après le meurtre d’Aurélien. Elles avaient donné la pourpre à Carus sans attendre l’approbation du sénat. Le nouvel empereur se contenta d’annoncer par une lettre froide et hautaine, qu’il était monté sur le trône vacant [72] . Une conduite si différente de celle de son vertueux prédécesseur, ne prévenait pas en faveur du nouveau règne. ”
Louis Grégoire, Dictionnaire encyclopédique d'histoire… (1871)
“ Il nomma Césars ses deux tils, Carin et Numérien, vainquit les Sarmates en Illyrie, puis marcha contre les Perses, leur enleva la Mésopotamie, Séleucie, Ctésiphon, lorsqu'il mourut, peut-être victime de l'ambition d Arrius Aper, préfet du prétoire, 283. Carus (FRÉDÉRIC-AUGUSTE) , théologien protestant et philosophe allemand, né à Bautzen, 1770-1807. Professeur de philosophie à Leipzig, il s'occupa surtout de l'iiistoiredelapliilosophieetde la psychologie. lia laissé: Eléments de psychologie, 2 vol. ”
Amédée Thierry,
Récits de l’histoire romaine au Ve siècle
“ Le tumulte était au comble, les magistrats firent tous leurs efforts pour l’apaiser, puis ils dirent à Carosius et à sa suite : « Le très religieux empereur vous a fait introduire ici pour que le concile entende vos explications ; mais vous devez d’abord être instruits de ce qui a été réglé touchant la foi. — Avant toute chose, repartit Carosius parlant au nom de tous ses compagnons, nous demandons avec instance qu’on veuille bien lire une seconde requête, que nous adressons cette fois au saint concile ici présent. » Cette seconde requête, Barsumas l’avait signée ”
La Cour et la Société du second Empire… (1902-1904)
“ Caro, philosophe, historien, critique, causeur éminent, professeur à la mode, chercheur du beau sous toutes ses formes et de la vérité dans toutes ses manifestations, n'eut pas moins de succès que Pasteur au thé du palais de Compiègne. Les choses prirent même avec lui une tournure un peu spéciale à cause du véritable emballement pour la souveraine auquel il s'abandonna. Moins fameux peut-être par ses écrits, ses cours, son enseignement, que par sa conversation, Caro enchaîna les femmes à sa parole : « Telle, une abeille, disait-on en souriant, butinant parmi les fleurs. » ”
baron de Hilaire Bernard de Requeleyne Longepierre, Médée: tragédie (1694)
“ A Créüse bien-tost je vais les envoyer. Pour eux, au nom des Dieux, allez vous employer. Adoucissez Creon, attendrissez Créüse. L’amour a fait mon crime, il fera mon excuse: C’est lui, c’est la douleur, qui m’a fait égarer; Et par un prompt exil je vais tout reparer. JASON. Que vous connoissez mal Creon & sa clemence! Un si prompt repentir désarmant sa vengeance, Sensible à vos malheurs, ses soins & ses bienfaits Adouciront vos maux, combleront mes souhaits. Je vais remplir vos vœux & calmer sa colere. MEDÉE. Peignez luy bien, Seigneur, mon repentir sincere. ”
Jean le Rond d’Alembert,
L’Encyclopédie, 1re éd.
“ CURION, s. m. (Hist. anc.) curio ; chef & prêtre d’une curie. Voyez Curie. Romulus ayant divisé le peuple romain en trois tribus & en trente curies, dont chacune étoit de cent hommes, donna à chaque curie un chef, qui étoit le prêtre de cette curie, & qu’on appella curio, & flamen curialis. C’étoit lui qui faisoit les sacrifices de la curie, qui s’appelloient curionies, curionia : sa curie lui donnoit quelque somme d’argent pour cela. Cette pension ou ces appointemens s’appelloient curionium. C’étoit chaque tribu qui choisissoit son curion. ”
“ Le tableau des opinions au milieu desquelles il s’est formé, les simples événemens de sa vie, les antécédens de ses doctrines, leur caractère, leur portée, la valeur de ses ouvrages et de son talent, enfin le fort et le faible du mysticisme, tout est traité avec une parfaite clarté et une haute raison dans l’ouvrage qui nous occupe. Éclairé par la philosophie, appuyé sur la foi, M. Caro peut en toute assurance se prononcer sur les questions qu’il agite ; son intelligence, souple et pénétrante, est bien maîtresse de son sujet ”
Jean le Rond d’Alembert,
L’Encyclopédie, 1re éd.
“ CURIE, s. f. (Hist. rom.) on a remarqué dans le Dictionnaire que le nom de curie passa au lieu particulier où le sénat de Rome avoit coutume de s’assembler. Ajoutons qu’il falloit toujours que ce lieu fût séparé & solemnellement consacré par les rites & les cérémonies des augures. L’histoire ait mention de trois curies célebres ou lieux d’assemblée du sénat, la curie calabre bâtie, suivant l’opinion commune, par Romulus, la curie hostilienne par Tullus Hostilius, & la curie pompéienne par Pompée le grand. ”
Bernard-Joseph Saurin,
Œuvres choisies
“ Vous connaissez les biens et le rang de Crassus ? Prenez Rome pour mère, avec vous je m'allie. SpartacusÀ part. Qu'entends-je ?... À Crassus. Quoi ! Seigneur, votre fille Émilie... Crassus Elle-même. SpartacusÀ part. Ah ! Cachons le trouble de mon cœur... À Crassus. Crassus abaisserait jusque-là sa hauteur ? Crassus On ne s'abaisse point en sauvant sa patrie : Le plus grand est celui qui plus lui sacrifie ; Il n'est pour moi d'honneur, d'intérêt que le sien. Spartacus De votre fille ainsi joignant le sort au mien, Et pour Rome et pour moi vous croiriez beaucoup faire ?... ”
Anatole France,
Le Puits de sainte Claire
(1895)
“ Croce , estimaient qu' une telle beauté de chair relevait de l' opération du diable , qui est artiste , au sens où l' entendait Néron , empereur des Romains , quand il disait en mourant : « Quel artiste périt ! » Et l' on ne peut douter que l' ennemi de Dieu , Satan , qui est habile à travailler les métaux , n' excelle aussi dans l' œuvre de chair . Moi qui vous parle , ayant une assez grande connaissance du monde , j' ai vu maintes fois des cloches et des images d' hommes fabriquées par l' ennemi du genre humain . ”
“ Ne souille pas la terre de tes crimes. Dieu hait les corrupteurs. Mes trésors, répondit Caron, sont le prix de ma science. Ignorait-il que Dieu a exterminé des peuples puissans et nombreux ? Mais les scélérats ne seront point interrogés sur leurs forfaits. Caron s’avançait vers le peuple avec pompe. Ceux pour qui la vie mondaine a des charmes disaient : Plût à Dieu que nous fussions aussi riches que Caron ! Il possède une fortune immense. Malheur à vous, disaient ceux que la science éclairait ! La récompense que Dieu prépare au croyant vertueux est bien préférable. ”
Thérèse-Alphonse Karr, Contre un proverbe, par Mlle Thérèse Alphonse Karr (1865)
“ Sais-tu donc bien, Caroline, s'il t'aidera, d'un coeur loyal, à chercher le chemin du ciel? — La chose est assez claire, répliqua Caroline avec une grande décision ; la piété ne se mesure pas sur le nombre de fois que l'on va à l'église : il y a une contemplation religieuse qui est bien au-dessus de cela. ”
“ Curius eut vaincu les Sabins, un décret du sénat lui ayant accordé une portion de terre plus grande qu’aux vétérans, il n’accepta que la mesure des simples soldats, et dit qu’il n’appartenait qu’à un mauvais citoyen de ne pas se contenter de ce qui suffisait aux autres. 13. Souvent même une armée entière se fit remarquer par sa tempérance, témoin celle qui était commandée par Scaurus. D’après le rapport de ce général, un arbre fruitier, qui se trouvait à l’extrémité de son camp, dans l’enceinte même, fut, le lendemain, laissé intact avec ses fruits, au départ de l’armée. ”
Louise-Félicité de Keralio,
Amélia et Caroline, ou L’amour et l’amitié
(1808)
“ Il était accablé de fatigue en arrivant dans la misérable chaumière, où un pauvre paysan, catholique romain, et connu du colonel, le reçut, non comme Charles II, mais comme un cavalier échappé de la bataille de Worcester. Caroline était bien plus abattue encore que lui. Le paysan n’avait à leur offrir que du pain noir et du lait de beurre ; il ne pouvait les faire coucher que dans une grange et sur du foin. Quel embarras pour la triste Caroline ! ”
Antonin Rondelet,
La Science de la foi, ou les Apologistes chrétiens de notre temps…
(1867)
“ Voici maintenant un autre philosophe qui nous prend à son tour au point où nous a laissés M. Caro, et qui s'efforce, non plus seulement de tirer notre raison de ces embûches, mais de la soutenir jusqu'au bout et de la conduire à son terme. ”
Léger le Nivernois, Deuil éternel, ou Reproches à la mort… (1826)
“ J'eusse dit à Caron, en passant l'onde noire : Je me plais avec toi ; j'existe dans l'histoire ! J'eusse encore ajouté : si Foy se présentait, Refuse-le, Caron ; lors on te tromperait; Dis qu'un de ses soldats, tremblant pour la patrie, T'a présente son corps, en dédaignant la vie. Arrache, s'il le faut, les pages du destin , Pour t'assurer quel jour devait être ma fin Si Foy vient sur ces bords avant ma dernière heure, Qu'il regagne la France; alors qu'il y demeure; * Car il ne doit jamais, Caron, jamais périr Qu'à l'heure, hélas, marquée où je devais mourir! ”
