Léger le Nivernois, Deuil éternel, ou Reproches à la mort… (1826)
“ J'eusse dit à Caron, en passant l'onde noire : Je me plais avec toi ; j'existe dans l'histoire ! J'eusse encore ajouté : si Foy se présentait, Refuse-le, Caron ; lors on te tromperait; Dis qu'un de ses soldats, tremblant pour la patrie, T'a présente son corps, en dédaignant la vie. Arrache, s'il le faut, les pages du destin , Pour t'assurer quel jour devait être ma fin Si Foy vient sur ces bords avant ma dernière heure, Qu'il regagne la France; alors qu'il y demeure; * Car il ne doit jamais, Caron, jamais périr Qu'à l'heure, hélas, marquée où je devais mourir! ”
