Sir Edmund Monson

Résumé

Sir Edmund Monson Revue des Deux Mondes

A peine ai-je besoin de rappeler ce que les Américains comprennent sans doute bien mieux que les Anglais : les gigantesques enjambées grâce auxquelles les Etats-Unis sont devenus une puissance de premier ordre ; la transformation complète en un siècle d’un désert immense en un pays où prospère l’industrie ; le développement des facultés inventives de l’homme arrivé à un point que l’on pourrait appeler merveilleux. Mais je ne puis surtout me dissimuler combien féconde a été l’influence, combien puissant l’exemple de vos progrès et de vos institutions sur la mère patrie.
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Mais la sincérité de ce sentiment ne put prévaloir contre l’idée que Georges Washington se faisait de la justice. Et quand les nuages qui s’amoncelaient à l’horizon vinrent enfin à éclater entre l’Angleterre et les colonies, c’est du côté des colonies que le rangèrent aussitôt ses plus chères et ses plus fermes convictions. S’il mit d’ailleurs moins d’ardeur que d’autres à se déclarer le partisan ou l’adversaire de la mère patrie, c’est qu’il était soldat ; c’est qu’il savait ce que la guerre traîne de maux après soi
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Permettez-moi de dire qu’en me choisissant pour vous parler de Georges Washington, vous avez voulu prouver d’une manière éclatante quelle est la force singulière du lien de sympathie et de solidarité, qui rattache entre eux Américains et Anglais, et qui maintient toujours, sur le terrain de la culture intellectuelle, cette communauté de pensée qu’ils doivent à une éducation et à une origine communes.
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