Résumé

Croze-Magnan Épître à Monsieur le comte de Villeneuve… (1827)

Aux jours où nos soldats, maîtrisant la victoire, Lassaient de leurs exploits et le monde et l'histoire, Pouvait-on envier de paisibles lauriers?
Quand le poids des faveurs accablait nos guerriers, Quand la main de leur chef les jetait sur des trônes, Du charme seul des vers Mperant des couronnes, Pouvait-on, de leur art de plus en plus épris, Aux suffrages du peuple attacher quelque prix?
Non! De l'homme savant fuyant la renommée On dut briser sa plume et voler à l'armée!
Source : Gallica

Croze-Magnan Épître à Monsieur le comte de Villeneuve… (1827)

Digne de ses aïeux, notre heureuse jeunesse A ressaisi la lyre échappée à la Grèce, Et, de l'étude seule attendant le bonheur, La gloire est le besoin qui tourmente son cœur; C'est pour s'en couronner aux yeux de Massilie, Qu'un peuple de savans près de toi se rallie, Et que, de ces vieux bords historiens nouveaux, Mes amis, pour plaisirs, demandent des travaux.
Source : Gallica

Croze-Magnan Épître à Monsieur le comte de Villeneuve… (1827)

Et qui reçoit d'eux seuls et la force et la vie, L'homme , qu'à ses lauriers la science convie, Souvent de son génie ignore la hauteur, Et, pour naître à la gloire, attend un protecteur.
C'est ainsi qu'en nos mains la lyre replacée Charme, grâces à toi, la nouvelle Phocée; C'est ainsi que Louis, reparu sur nos bords, En détachant nos fers, ranima nos accords, Des lettres et des arts nous r'ouvrit l'industrie Et de mille talens enrichit la Patrie.
Source : Gallica

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