Joseph Dessiaux, A mon neveu Camille D*... Réponse à une épître en vers qu'il m'avait adressée… (1850)
“ Sur les lauriers versant le venin de sa rage La Discorde répand une odeur de carnage, Qu'en son égarement hume le peuple-roi. La force brute aspire à détrôner la loi. L'orgueil vil des rhéteurs, leurs passions avides Chatouillent pour régner tous les instincts cupides, Un sourd gémissement répond de toutes parts ; Aux hideuses clameurs de certains Montagnards; La terre sous nos pas s'agite, se soulève ; La nue est menaçante, on craint qu'elle ne crève. Et tu veux que la lyre et les doux barbitons Mêlent à ce chaos leurs mélodieux sons? ”
