Résumé

Joseph Dessiaux A mon neveu Camille D*... Réponse à une épître en vers qu'il m'avait adressée… (1850)

Sur les lauriers versant le venin de sa rage La Discorde répand une odeur de carnage, Qu'en son égarement hume le peuple-roi.
La force brute aspire à détrôner la loi.
L'orgueil vil des rhéteurs, leurs passions avides Chatouillent pour régner tous les instincts cupides, Un sourd gémissement répond de toutes parts ; Aux hideuses clameurs de certains Montagnards; La terre sous nos pas s'agite, se soulève ; La nue est menaçante, on craint qu'elle ne crève.
Et tu veux que la lyre et les doux barbitons Mêlent à ce chaos leurs mélodieux sons?
Source : Gallica

Joseph Dessiaux A mon neveu Camille D*... Réponse à une épître en vers qu'il m'avait adressée… (1850)

Guerre au riche, à la gloire , au génie ; Au nom d'égalité flatte l'ignominie, Du poison de la haine infecte les esprits, Sape les fondements du vieux monde en débris, Contre l'autorité soulève les orages, Et de quatre-vingt-treize exalte les courages ; Vante ces bras nerveux, fraternels, teints des flots Du sang trois fois impur des cruels aristos; Dis que tous les bourgeois ne sont que pourriture, Qu'il faut en délivrer au plus tôt la nature
Source : Gallica

Joseph Dessiaux A mon neveu Camille D*... Réponse à une épître en vers qu'il m'avait adressée… (1850)

Et pour cultiver l'art de rimer ou d'écrire, Il faut des loisirs longs, un destin assuré, Du"pain pour se nourrir dans le vallon sacré.
Malheur au débutant qui, sans expérience, Dans sa verve mettrait toute sa confiance , Et croirait qu'aux'accords de son luth enchanté Loin de lui va s'enfuir l'horrible pauvreté
Source : Gallica

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