Résumé

Guillaume Cavaliac Au Roi des Français : esquisse poétique (1844)

Telle une mère voit inquiète, alarmée, L'un de ses fils que Mars appelle à son armée, S'échapper de ses bras, fuir, de son sein qui bat D'épouvante et d'amour, pour voler au combat, Puis fait à son retour éclater son ivresse, Remplit l'air de ses cris, de ses chants d'allégresse, Étreint avec amour dans ses embrassements Cet enfant dont l'absence a causé ses tourments ; Telle, ô princes guerriers, la France qui vous aime, Qui porte à tous ses fils un dévouement extrême , Le jour où vous courriez braver son ennemi ,
Le jour de vos adieux, d'épouvante a frémi.
Source : Gallica

Guillaume Cavaliac Au Roi des Français : esquisse poétique (1844)

Quelque soit le degré qui de vous me sépare, Du sommet où pour moi vous brillez comme un phare, Comme une étoile amie en laquelle j'ai foi Et que d'interroger je me fais une loi, J'ose vous présenter cette timide offrande Qu'à vos pieds je dépose à défaut de guirlande; Noble Pair dont le cœur aux faibles est ouvert A vous, ce faible son, perdu dans le désert.
Source : Gallica

Guillaume Cavaliac Au Roi des Français : esquisse poétique (1844)

Oh ! que d'émotion sa grande âme était pleine, Quand son œil mesurant des mers l'immense plaine, Aperçut le vaisseau portant vos bataillons, Marseille a signalé de loin leurs pavillons, Marseille a revêtu sa parure de fête De sa forêt flottante a pavoisé le faîte Et du haut de ses tours, de son phare et des toits,
Frères!. Elle a crié de sa plus forte voix.
Puis, lorsque ces guerriers mutilés par le glaive, De leur pied belliqueux ont bondi sur la grève, La foule de ses flots inondant tout son port Les a tous dans ses bras serrés avec transport.
Source : Gallica

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