Léger le Nivernois

Élements biographiques

Léger le Nivernois Deuil éternel, ou Reproches à la mort… (1826)

J'eusse dit à Caron, en passant l'onde noire : Je me plais avec toi ; j'existe dans l'histoire !
J'eusse encore ajouté : si Foy se présentait, Refuse-le, Caron ; lors on te tromperait; Dis qu'un de ses soldats, tremblant pour la patrie, T'a présente son corps, en dédaignant la vie.
Arrache, s'il le faut, les pages du destin , Pour t'assurer quel jour devait être ma fin Si Foy vient sur ces bords avant ma dernière heure, Qu'il regagne la France; alors qu'il y demeure;
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Car il ne doit jamais, Caron, jamais périr Qu'à l'heure, hélas, marquée où je devais mourir!
Source : Gallica

Léger le Nivernois Deuil éternel, ou Reproches à la mort… (1826)

Écoute, je t'en prie, écoute ma prière, Et rends à sa patrie un citoyen sincère: Dis qu'une seule fois, Caron, plein de bonté, A permis que par moi Foy fût représenté; Repais-toi du bonheur que goûtera le monde, En apprenant que Foy ne passe pas ton onde Alors, j'ose le dire, il serait immortel , Si mes vœux s'élevaient jusques à l'Éternel.
Source : Gallica

Léger le Nivernois Deuil éternel, ou Reproches à la mort… (1826)

Hélas! je chante FOY ! par malheur il expire!
Mon père, tu n'es plus! permets, sur ton cercueil , Que j'ose retracer notre effroi, notre deuil; J'en suis sûr, ta belle âme, hélas! est attendrie, 1 Car je dépose ici le deuil de la patrie!
Du haut de l'Élysée, accueille mes accens; Tu le sais, général, ce n'est pas de l'encens.
Un peuple bon et grand, en ra douleur muette, Baigné de pleurs amers, gémit et te regrette : Qu'ai-je dit, un seul peuple! ajoutons l'univers!
Source : Gallica

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