Résumé

La Cour et la Société du second Empire… (1902-1904)

Caro, accordant sa lyre, a cherché à rendre saisissable pour ceux qui ne l'ont pas connue la puissance d'attraction de l'impératrice Eugénie; aimable d'instinct, dit-il, sans chercher à l'être, sans faire appel ni à la curiosité ni à la médisance, avec, dans le sourire et dans les yeux, quelque chose de bon et de sincère, comme une clarté gaie, et dans le propos cette facilité à trouver le mot qui met à l'aise, charme et retient. C'est dans son naturel, dans son instinct de tout, des choses du monde, de la vie et de la politique, qu'il faut chercher le secret de son empire.
Source : Gallica

La Cour et la Société du second Empire… (1902-1904)

Sainte-Beuve, qui ne fut pas en relations avec les Tuileries, allait beaucoup chez la princesse Mathilde, amie de Taine, du peintre Gervex et de tant d'autres illustrations des lettres et des beaux-arts.
Par son rang, ses moyens, son amabilité, la princesse Mathilde était devenue, dans la société de l'Empire, la seconde femme de France.
Son salon, un peu réfractaire à la musique, à la danse, et tout à fait à la politique, où le savoir primait les avantages de la fortune et du pouvoir, s'ouvrait plus volontiers au talent qu'à la naissance.
Source : Gallica

La Cour et la Société du second Empire… (1902-1904)

Sadowa s'accomplit, fatal à l'Autriche, et bientôt à la France.
On le sentit aux Tuileries, mais pas tout de suite à Paris, qui dans l'explosion de son joyeux orgueil, s'illumina spontanément à la nouvelle que l'empereur d'Autriche abandonnait Venise à l'empereur des Français.
Libre enfin de tenir sa parole « d'affranchir des Alpes à l'Adriatique » le royaume lombardo-vénitien, Napoléon III offrit Venise à l'Italie.
Elle fut dure pour Metternich, cette mutilation des possessions de l'Autriche ; et l'impératrice Eugénie ne put que l'engager à s'incliner devant les faits accomplis.
Source : Gallica

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