Résumé

Portrait de Ferdinand Bac Ferdinand Bac Intimités du second Empire : poëtes et artistes… (1932)

Se faire héros, saint et martyr à si bon compte valait toutes les gloires acquises sur les champs de bataille.
Courbet avait fait un coup de maître. Une simple lettre, dépourvue de politesse, l'avait rendu célèbre. Au surplus, il était comme suralimenté de cette naïveté des grands enfants dont le propre est de « monter à l'arbre ». Les avantages à part — et à juger la chose comme Salomon — il était peut-être plus élégant, pour le gouvernement de Napoléon III, d'honorer un artiste qui allait renverser la colonne Vendôme par haine du Régime, que
pour l'artiste de l'insulter.
Source : Gallica

Portrait de Ferdinand Bac Ferdinand Bac Intimités du second Empire : poëtes et artistes… (1932)

Rendons justice à ces femmes courageuses qui savaient, sans fausse honte, perpétuer les robustes formules de la Renaissance.
Un jour, la maison de la princesse Mathilde fut secouée d'une hilarité exceptionnelle. La reine d'Es-pagne lui avait conté ses fêtes nuptiales. Au lendemain des noces, la reine et l'époux — assis sous le dais de la couche, et chacun coiffé d'un bonnet de satin blanc surmonté d'une aigrette — avaient reçu les délégations des dignitaires. Et chacun de s'informer, de féliciter l'époux de cet exploit capital, glorieux à coup sûr, et faisant honneur à l'auguste conjoint.
Source : Gallica

Portrait de Ferdinand Bac Ferdinand Bac Intimités du second Empire : poëtes et artistes… (1932)

Si la société du Second Empire se trouvait trop proche de lui, trop mêlée à son existence, trop souvent témoin de ses ténèbres pour lui rendre pleinement justice, celle de la République était déjà trop loin pour ne pas vivre sur une légende. Les contemporains, ses amis, les femmes même qu'il connut et qu'il aimait, n'ont pas laissé de lui, dans leurs confidences intimes, une image avantageuse. On est peiné de l'écart qui existe entre ces récits et la physionomie idéale que son souvenir lointain a créé de lui. Les uns diront que le dernier Musset fait tort au héros de la jeunesse.
Source : Gallica

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