Ferdinand Bac,
La princesse Mathilde : sa vie et ses amis
(1929)
“ Ce n'est pas que la princesse Mathilde détestât la frivolité, la drôlerie et même l'impertinence amusante qui faisaient de cette ambassadrice un personnage si curieux. Elle aimait tout cela puisqu'elle aimait à se divertir elle-même. C'est la qualité de l'humour qui n'était pas la même. Mathilde, qui d'ailleurs n'avait pas ce qu'on appelle de l'esprit, possédait pourtant, par son franc parler, une qualité qui pouvait produire son effet : celle de dire ce que l'on pense tout de go. Un tel usage de la sincérité produit de l'étonnement dans une société où personne ne dit ce qu'il pense. ”
