Bal de l'Opéra

Définition et enjeux

Portrait de Gérard d’Houville Gérard d’Houville,  Revue des Deux Mondes

“ LE BAL DE L’OPÉRA Depuis que l’on est petit, on sait à n’en pas douter que le ciel est un endroit de délices, l’enfer un lieu de châtiment ; on sait aussi qu’au purgatoire on se purifie dans les souffrances et que, au bal de l’Opéra, on se distrait dans la malice et l’imbroglio, que l’esprit, la fantaisie, la farce, la grâce, l’imprévu et tous les caprices s’y cachent sous la barbe du loup et dans les plis du domino. ”
Source : Wikisource

Léon Duchemin,  Nouveaux mémoires d'un décavé (1876)

“ Surtout pas de bal de l'Opéra, et c'est là le grand vide !
Ah ! les joyeuses nuits de mi-carême de jadis, les folles chansons, les tablées étourdissantes de verve, d'esprit, de gaieté, de jeunesse. Les odeurs des violettes, des roses et du lilas blanc parfumant l'atmosphère échauffée. Les pianos tapés à tour de bras, hurlant l'Evohé d'Orphée ou la valse de la Vie parisienne, jusqu'à ce que leurs pauvres claviers, tachés de sauce tomate et brûlés par les cigares, demandent grâce, et que les cordes éclatent avec un petit bruit sec.
”
Source : Gallica

Various,  L'Illustration, No. 0051, 17 Février 1844

“ C'en est fait! le bal de l'Opéra a jeté, comme on dit, son bonnet par-dessus les moulins, semblable à ces bons et joyeux compères qui finissent par se moquer du qu'en-dira-t-on, et se livrent, à la face du prochain, aux éclats de leur plus grosse joie; le bal de l'Opéra ne garde plus de ménagements; il s'est fait débardeur, le plus ardent, le plus intrépide, le plus infatigable, le plus bruyant, le moins anacréontique des débardeurs. Véritable danseur d'enfer, ses nuits se passent dans les emportements de l'haletante cachucha, dans l'effroyable flux et reflux du galop infernal. ”
Source : Gutenberg

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