Ballets Russes

Définition et enjeux

Collection des plus beaux numéros de "Comoedia illustré" et des programmes consacrés aux ballets et galas russes depuis le début à Paris… (1922)

“ Il n'est point, je crois, d'autre exemple d'un tel envoûtement : tout spectacle, si merveilleux soit-il, provoque en nous le désir d'une réalisation plus complète, parfois des regrets précis, et Shakespeare lui-même peut nous décevoir par un décor mal planté, par un Hamlet trop vieux ou une Juliette trop roucoulante. Les Ballets russes, au contraire, satisfont absolument et d'emblée tout ce que notre instinct attend des sons, tout ce qu'il exige des cou leurs, décor prestigieux, que remplissent et qu'animent, schématisés par le geste et l'attitude ! ”
Source : Gallica

Bibliothèque nationale,  Diaghilev : les ballets russes… (1979)

“ Dans le Paris de l'avant-guerre, ce que Proust appelle "l'efflorescence prodigieuse des Ballets russes, révélatrice coup sur coup de Bakst, de Nijinsky, de Benois, du génie de Stravinsky", transforma les modes et le goût et marqua pour l'art du ballet, jusque-là figé dans ses règles et ses formules immuables, un tournant décisif. La chorégraphie de Fokine, qu'avait libérée l'impulsion reçue d'Isadora Duncan, réconciliait l'âme et la danse. "Je crois", disait Diaghilev, "avoir trouvé ma vocation, le mécénat". ”
Source : Gallica

Collectif,  Encyclopédie anarchiste

“ Le rythme commun scelle leur union. Il n’est pas une danse sans musique, il n’est pas une musique qui ne puisse être dansée, même la plus grave, la plus solennelle. La musique est l’âme de la danse ; la danse est la réalisation plastique de la musique. La révélation que furent les ballets russes détermina un bouleversement complet dans les conceptions de la mise en scène et de l’interprétation dramatique musicale. ”
Source : Wikisource

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