Alphonse Royer

Élements biographiques

Portrait de Alphonse Royer Alphonse Royer,  Histoire universelle du théâtre… (1869-1878)

“ C'est le lundi 3 août 1829 que surgit sur la scène de l'Opéra l'œuvre immense ainsi préparée par le Siège de Corinthe et par Moïse, le Guillaume Tell de Rossini. Les profondes banalités du poëme disparurent sous les splendeurs de la musique. On ne pensa pas un instant aux pauvretés de ce malheureux livret où se disent des choses qu'on n'a jamais entendues et qu'on n'entendra plus jamais. L'accent musical et dramatique respire partout et supplée à tout dans cette épopée lyrique animée d'un souffle de géant. L'exécution fut parfaite de la part des artistes, des chœurs
et de l'orchestre.
”
Source : Gallica

Portrait de Alphonse Royer Alphonse Royer,  Revue des Deux Mondes

“ Bonjour, baron ! Les femmes se jetaient à sa tête. Les visites de toute espèce, les sollicitations grêlaient chez lui. Il fut obligé, au bout de huit jours, de se faire consigner à la porte de son hôtel.
Cependant le baron commençait à s’ennuyer. — Ce n’est que cela ! disait-il avec un sourire amer après chaque plaisir goûté, après chaque desir satisfait ; rien que cela ! misère ! Nous rencontrâmes une fois, au détour d’une allée du bois de Boulogne, une jeune femme toute blonde et naïve. Des yeux bleus comme un ciel d’Orient, une taille svelte, un corps dessiné à la Raphaël.
”
Source : Wikisource

Portrait de Alphonse Royer Alphonse Royer,  Aventures de voyage, tableaux, récits et souvenirs du Levant… (1837)

“ Ce fut d'abord un chatouillement léger qui provoqua chez lui un sourire mêlé de larmes. Une demiseconde après ce fut un malaise, puis une douleur poignante, puis un spasme épouvantable qui suivit la progression de la vitesse. Tandis qu'il roulait ainsi dans cette pente rapide qui le jetait du ciel sur la terre, il crut entendre une voix qui lui disait à l'oreille :
— Afrasiab ! fais voeu de fonder une mosquée!
A peine eut-il formé ce voeu dans son esprit, qu'il heurta violemment la terre et que ses yeux appesantis s'ouvrirent d'euxmêmes, comme si un rocher de plomb venait d'en être retiré.
”
Source : Gallica

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