Résumé

Portrait de Alphonse Royer Alphonse Royer Aventures de voyage, tableaux, récits et souvenirs du Levant… (1837)

Qui, par des maléfices infernaux, a fait écraser sous Belgrade l'armée toujours victorieuse des fidèles Osmanlis? encore sultan Ahmed et son visir Ibrahim (que l'enfer les brûle) ! De 150,000 soldats, presque tous janissaires, la fleur des illustres guerriers, à peine en échappa-t-il 30,000 ! Qui a rendu aux Djaours, Témesvar et Belgrade? Sultan Ahmed! Qui a mis un impôt sur la sortie des grains? Lui encore! Quia fait venir de France des imprimeurs avec des machines impies, dans le but d'ôter tout moyen d'existence aux écrivains de l'empire? Toujours lui !
Source : Gallica

Portrait de Alphonse Royer Alphonse Royer Aventures de voyage, tableaux, récits et souvenirs du Levant… (1837)

Ce fut d'abord un chatouillement léger qui provoqua chez lui un sourire mêlé de larmes. Une demiseconde après ce fut un malaise, puis une douleur poignante, puis un spasme épouvantable qui suivit la progression de la vitesse. Tandis qu'il roulait ainsi dans cette pente rapide qui le jetait du ciel sur la terre, il crut entendre une voix qui lui disait à l'oreille :
Afrasiab ! fais voeu de fonder une mosquée!
A peine eut-il formé ce voeu dans son esprit, qu'il heurta violemment la terre et que ses yeux appesantis s'ouvrirent d'euxmêmes, comme si un rocher de plomb venait d'en être retiré.
Source : Gallica

Portrait de Alphonse Royer Alphonse Royer Aventures de voyage, tableaux, récits et souvenirs du Levant… (1837)

Vers onze heures de la nuit nous démêlâmes, au milieu de l'obscurité, une cabane isolée d'où partaient des éclats de rire et des bruits d'instrumens. Je descendis le premier du charriot, et j'appliquai mon oreille contre la porte. Une voix d'homme, grave et cadencée, chantait en nazillant une espèce de mélodie traînante, assez semblable aux airs turcs ; mais les paroles de ce chant ne paraissaient être ni du grec , ni du turc, ni même du valaque. Méhémet-Ali, qui vint bientôt me rejoindre, m'apprit que les hommes dé la cabane étaient, sans aucun doute, des Tchinguenès ou Bohémiens.
Source : Gallica

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