J.-P. Bédarrides, Journal humoristique du siège de Sébastopol… (1868)
“ La poésie n'est pas morte ! Elle vous tend les bras à Arcole, aux Pyramides, à Austerlitz, à Waterloo ! Elle vous appelle, là-bas, sur les ruines encore fumantes de l'Ilion contemporaine, aux bords lointains de cette Tauride qui a gardé le souvenir d'Iphigénie. Si donc, en fait de poëmes, Sébastopol n'a rien produit encore, au contraire le journal du siège a été exécuté par des mains de maître. Avec l'autorité qui s'attache à son talent et à sa gloire conquise en Crimée, prélude de ses lauriers de Solférino, le maréchal Niel a écrit la relation des travaux du génie devant la place. ”
