Résumé

Just-Jean-Étienne Roy Histoire du siège et de la prise de Sébastopol… (1856)

C'est la Providence, peut-être, qui a voulu nous épargner l'épreuve de ces contrées malsaines ; c'est elle aussi qui nous appelle en Crimée, pays salubre comme le nôtre, et à Sébastopol, siège de la puissance russe, dans ces murs où nous allons chercher ensemble le gage de la paix et de notre retour dans nos foyers. L'entreprise est grande et digne de vous. Vous la réaliserez à l'aide du plus formidable appareil militaire et maritime qui se vit jamais.
Source : Gallica

Just-Jean-Étienne Roy Histoire du siège et de la prise de Sébastopol… (1856)

Si la Russie, disait le ministre des affaires étrangères français, domine aujourd'hui en Moldavie et en Valachle, si elle y interdit à la Porte jusqu'au moindre exercice de sa souveraineté, nous venons, nous, occuper la mer Noire avec nos forces navales pour contre-balancer l'envahissement des provinces du Danube. Notre but est d'empêcher que cette mer, qui baigne les côtes de la Turquie en même temps que celles de l'empire russe, ne devienne encore une autre route pour atteindre un pays dont l'existence importe à l'Europe entière.
Source : Gallica

Just-Jean-Étienne Roy Histoire du siège et de la prise de Sébastopol… (1856)

C'est en effet un singulier aveuglement que de vouloir représenter la Russie comme la protectrice naturelle de la chrétienté en Orient. Car ce prétendu protecteur du christianisme n'est autre que le persécuteur acharné du catholicisme en Russie, le chef de ce gouvernement théocratique dont la haine cruelle pour tout ce qui n'est pas sa propre religion politique a peuplé pendant trente ans de martyrs les neiges de la Sibérie et les montagnes du Caucase. Est-on vraiment bien fondé à réclamer pour un culte qu'on dit persécuté, quand on persécute soi-même les autres cultes ?
Source : Gallica

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