Résumé

Léon Guérin Histoire de la dernière guerre de Russie… (1858)

Je répète, dit l'autocrate, qu'il est essentiel que les deux gouvernements, c'est-à-dire que le gouvernement anglais et moi, soyions dans les meilleurs termes ; et jamais la nécessité n'en a été aussi grande que dans ce moment. Je vous prie de transmettre ces paroles à lord John Russell. Lorsque nous sommes d'accord, je suis tout à fait sans inquiétude quant à l'Occident de l'Europe; ce que d'autres pensent au fond est de peu d'importance. Quant à la Turquie, c'est une autre question. Ce pays est dans un état critique et peut nous donner beaucoup d'embarras.
Source : Gallica

Léon Guérin Histoire de la dernière guerre de Russie… (1858)

Il est un côté de la bataille de l'Aima, celui de l'humanité, ordinainairement si peu conciliable avec la guerre, dont firent preuves officiers et soldats après et même souvent pendant l'action, qui mérite d'être signalé comme un progrès du siècle, et que l'on voudrait pouvoir accepter comme un présage de la fin de l'ère si longue des combats et des armées. Les Français furent vus, écrivait le général anglais Rose, donnant de la nourriture et des soins aux blessés russes, et emportant sur le même brancard, côte à côte, le vainqueur et le vaincu atteints l'un par l'autre.
Source : Gallica

Léon Guérin Histoire de la dernière guerre de Russie… (1858)

L'officier du génie avait soin d'éparpiller son monde et de cacher les mouvements de ses gardiens ; car si les cosaques parvenaient à découvrir un petit rassemblement de troupes, ils se portaient en toute hâte sur la ligne d'une batterie de la place, levant leurs lances en l'air comme signal, puis s'éloignaient à toute bride pour laisser place aux boulets et obus qui forçaient la petite troupe à se retirer. Dans ces opérations du génie, l'important était de voir sans être vu, pour que l'ennemi ne pût pas se douter de ce qu'on projetait contre lui sur tel ou tel point.
Source : Gallica

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