Just-Jean-Étienne Roy, Histoire de la guerre d'Italie en 1859… (1859)
“ C'est comme un coup de fouet dans les jambes pour un cheval de course. Les projectiles sifflent à vos oreilles, soulèvent la terre autour de vous, tuent l'un, blessent l'autre : c'est à peine si vous y faites quelque attention. Vous êtes gris ; l'odeur de la poudre prend à la gorge et monte au cerveau. L'œil s'injecte de sang, le regard est fixe, tendu sur l'ennemi; il y a de toutes les passions dans cette passion terrible qu'éveillent chez un soldat la vue du sang et le bruit du du combat. ”
