Just-Jean-Étienne Roy

Élements biographiques

Just-Jean-Étienne Roy,  Histoire de la guerre d'Italie en 1859… (1859)

“ C'est comme un coup de fouet dans les jambes pour un cheval de course. Les projectiles sifflent à vos oreilles, soulèvent la terre autour de vous, tuent l'un, blessent l'autre : c'est à peine si vous y faites quelque attention. Vous êtes gris ; l'odeur de la poudre prend à la gorge et monte au cerveau. L'œil s'injecte de sang, le regard est fixe, tendu sur l'ennemi; il y a de toutes les passions dans cette passion terrible qu'éveillent chez un soldat la vue du sang et le bruit du du combat. ”
Source : Gallica

Just-Jean-Étienne Roy,  Dumont-d'Urville (1871)

“ Votre mission, citoyens jurés, continua-t-il en élevant la voix avec force, est de travailler à éteindre ces flammes qui menacent de dévorer la république; chaque fois que l'on crie au feu! que votre attention s'éveille, n'importe de quelle bouche parte ce cri d'alarme. Chaque fois que la voix du peuple vous signale un de ceux qu'il soupçonne d'attiser l'incendie, c'est à vous de juger cet homme, et si, dans votre
âme et conscience vous le reconnaissez coupable, n'importe comment s'est formée votre conviction, vous devez le condamner sans pitié.
”
Source : Gallica

Just-Jean-Étienne Roy,  Eustache Lesueur surnommé le Raphael français (1871)

“ Le peintre des solitudes hospitalières aux âmes blessées passe tout à coup et sans peine à l'expression des scènes bruyantes. Il agite ses draperies, il mouvemente sa composition, il y met la passion, le tumulte. Soldatesque brutale, aux bras robustes , à la pesante allure ; juges païens dans
leur toge, et les sacrificateurs, et la foule émue, et l'image immobile des faux dieux : tout cela est conçu dans un style aisé, mais paissant , que Lesueur a trouvé, non pas chez Raphaël, mais dans un génie qui n'était pas sans parenté avec celui du peintre des Loges.
”
Source : Gallica

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