Just-Jean-Étienne Roy

Vauquelin (1869)

Résumé

Just-Jean-Étienne Roy Vauquelin (1869)

M. d'Aguesseau, après l'avoir examiné un instant, remarqua sa physionomie intelligente à travers l'embarras que lui causait sa timidité naturelle. Se tournant vers le curé, il lui dit : a Allons, j'espère, mon bon curé, que ce jeune homme ne démentira pas la bonne opinion que vous avez de lui : il sait bien lire et écrire ?
— Lire, écrire, calculer; en un mot, pour me servir de l'expression de maître Vatel, il en sait autant que lui, et il n'est plus capable de lui enseigner à son élève. Aussi, nous venions, Monsieur, vous parler d'un projet.
Source : Gallica

Just-Jean-Étienne Roy Vauquelin (1869)

Il était devenu l'élève favori de Bucquet, le professeur de chimie alors le plus célèbre de la capitale; souvent Bucquet le chargea de le rem placer dans sa chaire, et il lui prêta même un amphithéâtre pour faire des cours particuliers. La facilité, l'élégance de son langage, son abondance, sa chaleur, sa clarté, la beauté de sa voix, la vivacité de sa physionomie, enchantaient ses auditetirs, et attiraient souvent à ses cours des hommes étrangers jusque-là à la chimie, et qui finissaient par prendre du goût pour cette science.
Source : Gallica

Just-Jean-Étienne Roy Vauquelin (1869)

Au moment d'être atteint, il fait un détour par une de ces nombreuses petites rues qui sillonnent la butte Saint-Roch, et, gagnant le coin d'une autre rue, il parvient à dépister un instant ses ennemis acharnés; il fait quelques pas dans cette rue, cherchant quelque porte ouverte où il pourrait pénétrer : malheur ! tout est fermé
hermétiquement, et il entend les hurlements des assassins qui approchent rapidement. Tout à coup il aperçoit une boutique ouverte; c'est une pharmacie, il s'y précipite, et demande à genoux à l'homme qu'il y rencontre de lui sauver la vie.
Source : Gallica

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