Just-Jean-Étienne Roy

Résumé

Just-Jean-Étienne Roy Le bailli de Suffren (1870)

« — Allez, allez-y donc, » dirent de Bloussac et ses acolytes ; ceux même qui se trouvaient plus près de lui le poussaient.
M. de Suffren sembla hésiter d'abord; il se leva à demi, puis il se rassit. Alors on entendit de tous côtés des rires étouffés, et plusieurs voix disaient : « Il ira. ; » d'autres répondaient: « Il n'ira pas. » L'embarras du pauvre jeune homme redoublait l'hilarité de ses persécuteurs, que la présence du professeur était impuissante à contenir. Enfin, il se leva tout à coup,
comme mû par un ressort invisible, et il s'avança résolûment jusqu'au tableau.
Source : Gallica

Just-Jean-Étienne Roy Le bailli de Suffren (1870)

Nous nous sommes étendu sur cet épisode de la vie de Suffren comme étant un des incidents les plus mémorables de son expédition aux Indes; car il est sans exemple qu'un des plus puissants souverains de l'Asie se soit déplacé de plus de quarante lieues, avec une armée de plus de cent mille hommes, dans le seul but de
donner un témoignage de son estime à un général étranger.
Quelques jours après son entrevue avec le sultan, Suffren apprit que l'escadre anglaise s'était rendue à Madras, où elle embarquait des troupes pour une expédition inconnue.
Source : Gallica

Just-Jean-Étienne Roy Le bailli de Suffren (1870)

La place se trouva ainsi bloquée entre l'armée de Stuart et l'escadre d'Edward Hughes, qui, selon les craintes de Suffren, était venue dans ces parages en quittant ceux de Trinquemale.
La situation était critique, et l'anxiété de Bussy était indicible; mais elle ne dura pas longtemps. Dès le lendemain du combat, les sentinelles du rempart signalèrent Suffren au large ; l'espoir et la joie renaissent dans tous les cœurs. Dans la même journée du 16, l'amiral s'approche, et, par de savantes manœuvres, il parvient à écarter l'escadre anglaise, et à se mettre en communication avec Gondelour.
Source : Gallica

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