Louis-Nicolas Bescherelle

Résumé

Louis-Nicolas Bescherelle Histoire de Suffren ; Histoire de Duguay-Trouin (1868)

Mais la résolution de Charles-Quint était irrévocablement arrêtée ; il répondit en souriant à son amiral : « Allons, Doria, la peur de mourir sied mal à notre âge. Vingt-deux ans d'empire pour moi, et pour toi soixante-douze ans de vie, ne doivent-ils pas suffire à tous deux pour mourir contents ! »
On partit donc, comme l'empereur Yavait décidé, vers la fin de septembre, avec un armement formidable en vaisseaux, en artillerie, en troupes de guerre. La mer se montra
si mauvaise, dès le début, que la flotte, obligée de se disperser, n'arriva que le 26 octobre devant la côte d'Alger.
Source : Gallica

Louis-Nicolas Bescherelle Histoire de Suffren ; Histoire de Duguay-Trouin (1868)

Et à l'accent dont il donnait cet ordre, on voyait bien que de ces nobles étendards il voulait s'en faire un linceul; car, l'œil étincelant de fureur, il courait sur la dunette s'offrir aux boulets ennemis. Mais sa rage héroïque fit son salut.
Malheur à qui serrait de trop près le Héros !
Le Worcester et le Sultan y perdirent tous deux leurs capitaines, Wood et Waths, braves gens, mais qui n'étaient pas de taille à lutter contre le désespoir de Suffren. Le Superbe, vaisseau amiral anglais, que le Héros avisait entre tous, était criblé de boulets.
Source : Gallica

Louis-Nicolas Bescherelle Histoire de Suffren ; Histoire de Duguay-Trouin (1868)

Ces considérations commençaient à ébranler Suffren, lorsque l'officier qui avait été chargé de reconnaître l'escadre ennemie vint lui apprendre qu'elle ne se composait que de douze vaisseaux. Suffren en avait quatorze à lui opposer. — a Messieurs, dit le brave amiral à ses officiers, si l'ennemi était en forces supérieurieures, je me retirerais ; contre des forces égales, j'aurais de la peine à prendre ce parti ; contre des forces inférieures, il n'y a pas à balancer, il faut combattre.
Source : Gallica

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