Amiral anglais

Définition et enjeux

Édouard Chevalier Histoire de la marine française pendant la guerre de l'indépendance américaine… (1877)

L'amiral anglais, dont le pavillon était arboré sur le London de quatre-vingtdix-huit, avait, en outre, deux vaisseaux de soixantequatorze, quatre vaisseaux de soixante-quatre, un vaisseau de cinquante et trois frégates. Les deux escadres couraient, les amures à bâbord, avec des vents de sudouest, les Anglais au vent des Français. Peu après, la
brise ayant sauté au nord-nord-ouest, les Anglais serrèrent le vent, tribord amures, tandis que les Français prenaient la bordée du large.
Source : Gallica

Raoul Postel La marine et les grands marins français (1887)

Ni leur nombre ni leurs formidables rangées de canons n'intimidèrent le vaillant officier. « L'ennemi a huit « vaisseaux, dit-il à ces hommes ; nous sommes huit aussi, la « moitié plus faibles en artillerie, il est vrai. Mais, c'est « égal; à chacun le vôtre, et vive le Roi! » Ce bref discours , enflamme ses hommes, qui courent à l'abordage. Au bout de deux heures, le vaisseau amiral anglais se rend avec deux autres bâtiments; le reste s'enfuit, et le convoi délivré cingle rapidement vers les côtes de France.
Source : Gallica

E. Jurien de la Gravière Souvenirs d’un Amiral. — La Marine de la Restauration…

Au sentiment de l’émulation, dont je ne veux pas contester les heureux effets, on aura substitué un sentiment qui peut aussi, dans les grandes épreuves des nations, inspirer l’enthousiasme, — le sentiment du devoir. Il n’est pas certain néanmoins que la France et l’Angleterre, en prenant des routes opposées, n’aient pas fait, dans l’intérêt de leur marine, le meilleur choix. Le système anglais ne serait admissible chez nous qu’avec une très large augmentation des cadres ; le grand nombre de non-valeurs qu’il tend à créer rendrait le chiffre de notre personnel plus insuffisant encore.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature