Résumé

France. Assemblée nationale Rapport fait au nom de la Commission chargée d'enquêter sur les événements survenus en France de 1933 à 1945… (1951)

Général Weygand. — Le Gouvernement a tous les droits, à mon sens. Même un commandant en chef ne demandant pas l'armistice, le Gouvernement a le droit de le demander. Le Gouvernement est le maître.
Ce qui m'étonne, c'est de voir, dans une assemblée d'hommes politiques éminents, que, lorsque je reconnais toute la supériorité du Gouvernement — qui est la théorie même du Gouvernement de la République et d'un gouvernement quel qu'il soit, — cette responsabilité, que je donne totale au Gouvernement puisqu'il a tous les pouvoirs, est une chose qui a l'air de vous choquer !..
Source : Gallica

France. Assemblée nationale Rapport fait au nom de la Commission chargée d'enquêter sur les événements survenus en France de 1933 à 1945… (1951)

C'est un crime contre notre pays que d'affirmer inévitable la guerre avec l'Allemagne.
Il nous faut comprendre que la jeunesse de cette grande nation est avide de plus larges horizons, que sa force disciplinée et massive n'est pas fatalement destinée à s'opposer à la force française, moins vigoureuse, mais plus souple. Il faut nous dégager de l'obsession de la peur, qui a conduit notre pays à subordonner sa politique extérieure à des alliances qui ne sont souvent que des raisons de faiblesse et les produits d'une dangereuse sentimentalité.
Source : Gallica

France. Assemblée nationale Rapport fait au nom de la Commission chargée d'enquêter sur les événements survenus en France de 1933 à 1945… (1951)

Voilà ce que je vois dans l'armistice !
Général Weygand. — Ce que vous voyez là-dedans, Monsieur le Rapporteur général, permettez-moi de le dire, c'est la divergence historique sur laquelle nous sommes entièrement en désaccord. Vous avez, vous aussi, comme homme politique, votre déformation professionnelle. Vous ne voyez que de la politique dans tous les actes et nous autres, soldats, nous ne mettons jamais de politique dans nos actes, du moins — comme je vous l'ai dit — ceux qui sont dignes du nom de soldat, et je me flatte d'être de ceux-là !
Source : Gallica

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