Justice militaire

Définition et enjeux

André Taillefer,  La justice militaire dans l'armée de terre en France et dans les principaux pays (1895)

“ A la justice ordinaire, commune à tous les citoyens, il doit la réparation de ses fautes contre la loi commune. A la justice militaire seule il appartient de punir les fautes contre le devoir militaire. Et c'est parce que le fait commis est puni par la loi militaire et non parce que celui qui l'a commis est militaire, que les conseils de guerre doivent être compétents. ”
Source : Gallica

Edwards Ragon,  La Légion d'honneur, législation et contentieux… (1900)

“ Aux termes de l'article 190 du Code de justice militaire pour les armées de terre de 1857 : « Tout militaire qui doit subir la dégradation militaire est conduit devant les troupes sous les armes. Après la lecture du jugement, le commandant prononce ces mots à haute voix : « X., vous êtes indigne de porter les armes, au nom du Président de la République, nous vous dégradons. »
« Aussitôt, tous les insignes militaires et les décorations dont le condamné est revêtu lui sont enlevés, et s'il est officier, son épée est brisée et jetée à terre devant lui. »
”
Source : Gallica

Portrait de Albert Joly Albert Joly,  3e Conseil de guerre de Versailles… (1871)

“ Toute l'économie du code de justice militaire repose sur cette distinction. Aussi, chaque fois qu'il s'agira d'un crime ou d'un délit qui n'aura pas pour unique objet l'agent qui l'a commis; si ce crime ou délit peut avoir pour l'armée des conséquences désastreuses, la peina édictée contre le coupable sera sévère, très sévère; et, qu'il s'agisse alors d'ennemis ou de rebelles, comme l'intérêt direct de l'armée est en jeu, le salut public exige qu'on mette sur le même pied les rebelles et l'ennemi. ”
Source : Gallica

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