Résumé

Portrait de Albert Joly Albert Joly 3e Conseil de guerre de Versailles… (1871)

La politique n'est pas sa préoccupation habituelle; c'est uniquement la guerre, l'art militaire, et depuis nos désastres, c'est la délivrance. Ce n'est donc pas la politique qui peut expliquer sa conduite. Et si ce n'est pas la politique, que serait-ce donc, sinon le patriotisme poussé jusqu'à l'exaltation, jusqu'à la folie, si vous voulez? Tout le monde vous le déclare ici, et sa conduite antérieure, ses conversations, ses lettres, tout vous prouve jusqu'à l'évidence que son patriotisme exalté l'a entraîné malgré lui dans ce mouvement insurrectionnel.
Source : Gallica

Portrait de Albert Joly Albert Joly 3e Conseil de guerre de Versailles… (1871)

Voilà trois situations, disait Rossel, qui étaient de beaucoup plus désespérées que la nôtre. Cependant, toutes trois ont eu une issue heureuse pour la nation envahie; et ce n'est pas là un effet du hasard, pensait-il, c'est l'effet d'une loi constante dont un des caractères les plus nets est le dépérissement fatal des armées victorieuses, contraintes de rester et de lutter encore dans le pays vaincu. La guerre active détruit peu à peu une armée, car si les recrues qu'elle reçoit maintiennent sa force numérique, ces recrues ne remplacent pas les officiers qu'elle perd.
Source : Gallica

Portrait de Albert Joly Albert Joly 3e Conseil de guerre de Versailles… (1871)

Si le législateur a commis une erreur, ce n'est pas à vous, Messieurs qu'il appartient de la rectifier; car vous êtes institués pour appliquer la loi et non pas pour la faire.
Mais ce n'est pas par un oubli, car s'il était vrai que le législateur eût omis involontairement les mots « rebelles armés » dans l'art. 238, cette omission ne se serait certes pas répétée dans l'exposé des motifs, non plus que dans le rapport de la Commission. Or, ces deux documents ne parlent, comme la loi elle-même, que de la désertion à l'ennemi.
Source : Gallica

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