Etienne-Félix Berlioux

Résumé

Etienne-Félix Berlioux Organisation de la défense nationale… (1870)

L'Allemagne, lorsqu'elle verra que sa grande armée, ses rois, ses princes ambitieux, bien loin de lui donner des conquêtes, ont préparé sa ruine par leurs triomphes menteurs, renoncera à cette organisation militaire qui trouble l'Europe et qui l'étouffe elle-même. Vainqueurs et vaincus, nous renoncerons à cette oeuvre épouvantable de destruction, pour unir nos mains dans les travaux féconds de la paix.
Tout ce que nous attendons de l'étranger, ce sont des armes. S'il nous en refuse, nos soldats sauront combattre et mourir jusqu'à ce que les survivants en aient forgées.
Source : Gallica

Etienne-Félix Berlioux Organisation de la défense nationale… (1870)

Redisons-le encore : pour arriver à ce succès nous n'avons pas besoin d'imaginer quelque moyen merveilleux ou de trouver un génie extraordinaire. Avec les ressources que nous avons, avec nos hommes, avec notre armement insuffisant mais qui se complète chaque jour, avec nos officiers et nos généraux qu'on improvise, nous serons vainqueurs. Il suffit, de notre côté, d'être persévérants; du côté de nos généraux, de n'être pas négligents. Que nos chefs connaissent mieux l'ennemi, qu'ils utilisent nos ressources, qu'ils sachent la géographie de la France.
Source : Gallica

Etienne-Félix Berlioux Organisation de la défense nationale… (1870)

Nous avons plus d'argent, plus d'hommes, plus de provisions que l'ennemi ; nous nous battons pour notre patrie, pour nos familles, pour notre liberté. Que nos premières défaites ne nous effraient point ; les causes qui les ont amenées ont disparu. Nous n'avons plus ces chefs qui nous trompaient ; c'était un ambitieux qui nous appelait au combat sans laisser discuter les causes de la guerre, aujourd'hui, c'est la patrie qui nous appelle à sa défense; il fallait mourir pour un homme, il faut combattre pour la France
Source : Gallica

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