Résumé

A. Garreau Les 40 otages de la Prusse à Beaune-la-Rolande… (1873)

Ce champ des morts, c'est le champ de bataille de Beaune-la-Rolande, qui s'étend si loin devant nos yeux; ces ossements sont ceux de nos soldats morts pour la patrie. L'esprit de Dieu, qui est un esprit de vie religieuse, se fera entendre à la France de chacune des tombes de ces chers et glorieux défunts et cette France, un instant humiliée, abattue, se relèvera comme une grande nation plus forte que jamais.
Source : Gallica

A. Garreau Les 40 otages de la Prusse à Beaune-la-Rolande… (1873)

Restés maîtres de Lorcy, après la retraite des Français, les Prussiens fouillèrent toutes les maisons, où ils croyaient trouver à chaque porte un bataillon de francstireurs ; les portes, les croisées et les vitres volaient en éclats sous la crosse du fusil de ces braves ; bientôt nos vainqueurs arrivèrent de la sorte jusqu'à l'Eglise, jusqu'au presbytère ; ils étaient rouges de colère et leurs yeux roulaient du sang.
Source : Gallica

A. Garreau Les 40 otages de la Prusse à Beaune-la-Rolande… (1873)

Chacun de nous profita de son mieux des quelques instants qui paraissaient nous être laissés pour se recommander de nouveau à Dieu et le prier de recevoir son âme. A chaque groupe de soldats que nous rencontrions, nous pouvions croire que c'étaient là nos bourreaux; l'air menaçant qu'ils prenaient à notre vue, ne nous permettait guère d'en douter, et s'ils se contentaient d'armer leurs fusils et de diriger vers nous leurs baïonnettes, qui nous empêchait de penser qu'ils n'attendaient plus que le signal pour en finir avec ces prétendus francs-tireurs, dont j'étais à leurs yeux le commandant.
Source : Gallica

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