Résumé

Journal d'un prisonnier de guerre en Prusse par un officier de marine (1871)

Chaque jour, les dépêches allemandes, affichées à la porte de la mairie, constataient que nous reculions à mesure que les Prussiens avançaient. Il semble que cette fatale chute de Sedan a annihilé les forces vitales de la France, et que les Français ne savent plus vaincre. Il est de
fait que 150,000 hommes, retranchés d'un coup à une armée, l'affaiblissent singulièrement.
Source : Gallica

Journal d'un prisonnier de guerre en Prusse par un officier de marine (1871)

Mais devant l'attitude de la France nul ne peut, nul n'a le droit de désespérer, et, comme le dit Gambetta, la seule ressource est de pousser la lutte jusqu'au bout, jusqu'à la dernière extrémité. Je ne croirai que la France a succombé que lorsque je le verrai. Et encore ! est-ce qu'une nation comme la nôtre peut jamais succomber ! Des trahisons, on s'en relève, tôt ou tard.
Source : Gallica

Journal d'un prisonnier de guerre en Prusse par un officier de marine (1871)

Enfin, nous voici arrivés après trois jours de voyage, et quel voyage!
à l'extrémité de la Prusse orientale, aux confins de la Russie. Je disais bien, c'est dans l'ex-Pologne. Nous sommes ici une trentaine d'officiers, tous ayant commis des fautes aussi sérieuses que la mienne : l'un est resté au café jusqu'à minuit; l'autre a réclamé le cheval qu'on lui avait pris ; un troisième est dans le cadre des responsables, etc., tous cas pendables pour le moins. Le fort où nous sommes est à un kilomètre de la ville de Lotzen. Quand je dis ville, c'est grand village qu'il faut dire.
Source : Gallica

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