Résumé

A. Billebault Histoire l'invasion allemande dans l'arrondissement de Sens… (1872)

Pour résister à la Prusse, il fallait, après Reischoffen, que toute la France valide se soulevât et écrasât la Prusse par le poids seul de 7 à 8 millions d'hommes ; il fallait mettre nos femmes et nos enfants à l'abri et courir à l'ennemi avec les armes et les moyens d'existence dont chacun pouvait disposer, et pour cela il n'a manqué qu'un homme. Mais au lieu d'aller défendre la patrie, tout le monde s'écriait alors : Les Prussiens ne viendront pas même à Nancy, et chacun est resté chez soi, discutant beaucoup et savourant les victoires prétendues que M. Gambetta publiait dans les journaux.
Source : Gallica

A. Billebault Histoire l'invasion allemande dans l'arrondissement de Sens… (1872)

C'était tout ou rien, commandant : ou il fallait,
les armes à la main, vous combattre à outrance, et vous moussiez vu alors le premier sur le champ de bataille ; ou il fallait accepter loyalement notre défaite pour calmer vos exigences et épargner à nos pays des malheurs qui n'eussent fait que ruiner un peu plus la France. Puisque je n'ai pas eu le droit de choisir, je n'ai fait que mon devoir en essayant de soulager mes compatriotes, et je n'en attends aucune reconnaissance. Je sais trop qu'en France, où rien n'est stable, l'idole du jour est la victime du lendemain
Source : Gallica

A. Billebault Histoire l'invasion allemande dans l'arrondissement de Sens… (1872)

Les Prussiens ont une véritable vénération pour leur roi; ils le considèrent comme un génie lorsqu'il s'agit d'apprécier les hommes qui doivent faire partie de sa cour, et ils n'admettent pas qu'il puisse se tromper.
Ils ont le respect pour la noblesse poussé à l'extrême; ainsi j'ai vu deux officiers avoir le même logement, et l'un d'eux dire au maître de la maison : « Demain je ne dînerai pas ici, parce que mon camarade étant un officier parvenu, qui n'est pas gentilhomme, je ne puis me mettre à table avec lui. »
Source : Gallica

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