Résumé

D Laizeau L'Occupation de la commune des Bordes… (1871)

Que de familles, aisées hier, sont aujourd'hui en butte aux privations et à la misère! Que d'espérances envolées! Que de deuils ! Et là, où la propriété est si profondément atteinte, la vie humaine court les plus grands dangers. Aussi combien d'existences disparaissent chaque jour.
Nous ne nous étendrons pas plus longtemps sur les souffrances de la population d'Ouzouer-sur-Loire.
Nous quittâmes cette commune le cœur navré. En arrivant aux Bordes, la première nouvelle que nous
apprîmes ne fut pas de nature à effacer le souvenir des misères dont nous venions d'être témoin.
Source : Gallica

D Laizeau L'Occupation de la commune des Bordes… (1871)

Alors les habitants des Bordes se sentent un peu respirer et cessent d'être en proie à l'affreux cauchemar qui les étouffait depuis trois jours. Mais la froide et terrible réalité les étreint de toutes parts, toutes les maisons sont plus ou moins saccagées ; les meubles sont brisés, les appartements pleins de débris des festins ; les cours sont jonchées de bouteilles cassées, de vin répandu, de linge d'une saleté révoltante et d'ordures de toute espèce.
Source : Gallica

D Laizeau L'Occupation de la commune des Bordes… (1871)

Sous l'empire d'une terreur dont l'ennemi organisait les degrés avec un art merveilleux, nous étions forcés par lui à tous les sacrifices, nous supportions toutes les pertes, nous avions à subir tous les outrages. Nous nous tairons sur les déprédations, les violences, les exactions que ce corps d'armée commit dans la commune des Bordes, pendant les journées des 13 et 14 février ; car se plaindre trop ou trop haut, c'est perdre le mérite de la souffrance, mais aussi il faut se souvenir, ne rien oublier.
Source : Gallica

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