Résumé

Charles Arpin Les horreurs de la campagne de 1814 dans le département de l'Aube (1910)

Dès le début de la campagne le dénûment était extrême dans le département de l'Aube.
« L'arrondissement d'Arcis, écrivait le Préfet, est épuisé, surtout de fourrages. Troyes est encore fourni des approvisionnements, mais sera bientôt dans le même cas. On ne trouve plus de bestiaux dans les campagnes: le propriétaire effrayé les a retirée dans les bois où il s'est établi à demeure avec sa famille » (2) .
« Nos pays à grains ont été visités par l'ennemi, parcourus en tous sens et mis dans l'impossibilité de rien fournir. Ce que je dis des grains s'applique également aux viandes » (3) .
Source : Gallica

Charles Arpin Les horreurs de la campagne de 1814 dans le département de l'Aube (1910)

La fidèle nourriture du pauvre, la vache qui fait en même temps la richesse du métayer et du propriétaire aisé de la campagne, ne payera plus son tribut accoutumé, tribut qui, avec celui de la poule, remplissait chaque semaine la main du cultivateur ou de sa compagne dans les marchés de la ville voisine.
Source : Gallica

Charles Arpin Les horreurs de la campagne de 1814 dans le département de l'Aube (1910)

Dienville: cette commune que l'incendie a détruit en partie, a le bonheur d'avoir un maire qui le lendemain de la bataille, a fait inhumer environ deux cents hommes dans une même fosse au midi de l'Aube, qui sont tellement recouverts, qu'il n'en échappe pas la plus légère mauvaise odeur; 60 chevaux ont été enfouis; cette commune a été le théâtre de la guerre. M. le Maire quoique incendié n'a pas perdu de vue ses concitoyens; il n'est pas mort une seule personne de sa commune des suites de la guerre.
Source : Gallica

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