Campagne de 1814

Définition et enjeux

Portrait de Edgar Quinet Edgar Quinet,  Histoire de la campagne de 1815

“ Tout événement de guerre étant, d’après Napoléon, un drame qui a son commencement, son milieu et sa fin, la campagne de 1812 a été le premier acte de l’invasion de la France ; la campagne de 1813 a été le second. Celle de 1814 a un caractère particulier qu’il faut signaler aussi. Comme tous les hommes qui sont consommés dans une science ou dans un art dont ils ont outre-passé les limites. Napoléon en 1814 a fini par demander à son art ce que celui-ci ne peut donner en aucun cas, la puissance de remplacer un peuple dans la défense de son territoire contre l’univers conjuré. ”
Source : Wikisource

Portrait de Adolphe Thiers Adolphe Thiers,  Sainte-Hélène (1845)

“ Enfin, pour donner tout de suite la preuve la plus décisive, la campagne de 1814, où Napoléon avec une poignée d'hommes, les uns usés, les autres n'ayant jamais vu le feu, tint tête à l'Europe entière, non pas en battant en retraite, mais en profitant des faux mouvements de l'ennemi pour le ramener en arrière par des coups terribles, est un bien autre exemple de fécondité de ressources, de présence d'esprit, de fermeté indomptable dans une situation désespérée. ”
Source : Gutenberg

Gabriel Nony,  L'Intendance en campagne, cours professé au stage de l'Intendance militaire… (1914)

“ Les raisons données de cette immense désertion, qui avait porté principalement sur les recrues, représentées cependant comme animées des meilleures intentions, étaient, outre des marches trop fortes pour l'entraînement de ces jeunes soldats, l'absence de vêtements, de vivres, de solde, et le manque de harnachement.
Campagne de 1814. — Napoléon surpris, sans hommes et sans argent, n'a pas le temps d'organiser des magasins, ni des convois, et cependant les ressources sont épuisées; on vit sur le pays, on le ruine.
”
Source : Gallica

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