Nicolas Parent

Élements biographiques

Nicolas Parent République et paysans. Avec une dédicace aux paysans de Savoie… (1873)

Vous aimez la Patrie et en la défendant vous avez conquis à la Savoie (il n'y en a toujours qu'une entre nous) un renom de vaillance.
Vous aimez la famille, cette douce et heureuse retraite dans les agitations de la vie.
Dieu, liberté, égalité, ordre, patrie, famille, c'est la République !
A vous, paysans mes amis, d'achever l'œuvre républicaine : elle est à peine ébauchée! et en la développant, en la consolidant, vous consoliderez ces choses que vous aimez, que nous aimons : liberté, égalité, ordre, patrie et famille.
Source : Gallica

Nicolas Parent République et paysans. Avec une dédicace aux paysans de Savoie… (1873)

Ces gens-là sont les pires ennemis de la religion ?
Tocqueville a dit vrai : le clergé a toujours été impuissant à sauver les gouvernements ; il a même contribué à leur chute lorsqu'il les a couverts de son patronage ! Si, en France, on aime le prêtre comme pasteur des âmes, on redoute sa domination et on a trop de raisons pour cela ! Le concours du clergé a précipité la ruine de Charles X, et l'intervention, qu'on lui attribue, à tort ou à raison, dans le plébiscite, n'a sauvé ni l'empereur, ni l'empire.
Source : Gallica

Nicolas Parent République et paysans. Avec une dédicace aux paysans de Savoie… (1873)

Vous ne soupçonnez guère à la campagne que les révolutions et les guerres sont bien plus ruineuses pour les villes que pour vous ; une fois que vous avez jeté la semence en terre, elle lève, le blé grandit et mûrit, la récolte arrive toujours, dépendant des saisons et jamais des événements politiques ; mais dans les villes, où il n'y a de récolte que le travail personnel de chacun, si le travail ne va pas, on ne récolte pas, et le travail ne va pas si la France est mise sens dessus dessous par la guerre ou la Révolution.
Source : Gallica

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