Joseph D***

Élements biographiques

Joseph D***,  La république (1871)

“ C'est le moment de tous les désordres, c'est l'heure de tous les crimes. Quand l'homme qui convoite le bien d'autrui s'apprête à commettre le vol, à allumer l'incendie, il dirige involontairement son regard sur le tribunal qui peut-être le jugera. Que voit-il alors ? Des hommes qui comme lui ont porté la main sur le bien d'autrui, sur la liberté d'autrui, sur la vie d'autrui. Et l'on s'étonne que dans une nation où il y a eu des commissions mixtes, il y ait des pétroleurs ! La conscience humaine n'a plus de règle quand la justice est violée par les juges ! ”
Source : Gallica

Joseph D***,  La république (1871)

“ Le suffrage universel n'est qu'un moyen de se compter et de constituer une majorité. Mais qui a jamais reconnu à une majorité le droit d'opprimer la minorité? Je vais plus loin. Y eût—il 9,999,999 électeurs d'un côté, et un seul de l'autre, les 9,999,999 n'ont pas le droit d'enlever au dissident unique la jouissance des libertés essentielles. Le nombre ne peut rien contre la justice.
Chaque citoyen est électeur. Le vote a lieu. Une majorité se constitue. Cette majorité décide que le droit de voter sera désormais interdit à certaine catégorie de citoyens.
”
Source : Gallica

Joseph D***,  La république (1871)

“ On a quelquefois prétendu que l'ordre était inconciliable avec la liberté ! Il serait plus vrai d'affirmer qu'il n'y a pas d'ordre sans liberté ! Le despotisme se vante d'assurer la tranquillité. Comment l'assure-t-il ? Par la terreur. Or, la terreur est un état anormal qui ne peut pas durer et qui, en effet, ne dure pas. Il est impossible d'emprisonner sans cesse, d'exiler et de transporter sans fin. Peu à peu la répression se relâche. Les esprits reprennent courage, des voix libres s'élèvent, l'opposition s'enhardit. Le pouvoir résiste au flot qui monte. ”
Source : Gallica

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