Droit au domicile

Définition et enjeux

Portrait de Marie-Joseph Ollivier Marie-Joseph Ollivier,  Pourquoi ne pas se faire autoriser… (1880)

“ En quoi consisteraient, dit encore le P. Lacordaire, le droit et la liberté, s'il n'est pas permis à des citoyens d'habiter une même maison, de s'y lever et de s'y coucher à la même heure, de manger à la même table et de porter le même vêtement? Que deviennent la liberté du domicile, la liberté individuelle, si l'on peut chasser de chez eux des citoyens parce qu'ils y accomplissent en commun les actes de la vie domestique ? ”
Source : Gallica

Albert Decourteix,  La Liberté individuelle et le droit d'arrestation… (1879)

“ LE RESPECT DU DOMICILE.
Après notre liberté individuelle, le bien le plus cher que nous possédions est le lieu qui nous sert d'abri, d'habitation, la maison où nous vivons, où nous renfermons nos objets les plus précieux, nos papiers de famille, nos lettres, nos notes confidentielles; c'est, en un mot, notre domicile. « A mesure que l'homme se développe, » disait M. Thiers, " il devient plus attaché à ce qu'il possède. » Cette parole du grand écrivain est de la plus exacte vérité.
”
Source : Gallica

Frédéric Portalis,  Discours, rapports et travaux inédits sur le Code civil (1844)

“ Ainsi, comme le domicile de la femme est celui du mari, le domicile des enfants mineurs est celui de leur père ou de leur tuteur.
Le domicile civil n'a rien de commun avec le domicile politique. L'un peut exister sans l'autre; car les femmes et les mineurs ont un domicile civil, sans avoir un domicile politique. Cette dernière sorte de domicile est une dépendance du droit de cité, puisqu'elle désigne le lieu dans lequel, en remplissant les conditions prescrites par les lois constitutionnelles, on est autorisé à exercer les droits politiques attachés à la qualité de citoyen.
”
Source : Gallica

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