Résumé

Charles Arminjon Étude sur les droits du particulier dans son domicile et sur les restrictions que ces droits… (1900)

Une fois saisi du fait, le juge d'instruction devient maître absolu d'orienter ses recherches comme il l'entend : libre à lui desuivre la voie que lui indique le ministère public ou de porter ailleurs ses investigations ; il a le choix de tous les moyens qui lui paraissent propres à produire la lumière. Il est, en un mot, le directeur et le juge de la procédure, sous le seul contrôle de la chambre des mises en accusation (art. 135 C. Ins. cr.) . On voit que, hors le cas de flagrant délit, il y a séparation absolue entre les pouvoirs du juge d'instruction et ceux du procureur de la République.
Source : Gallica

Charles Arminjon Étude sur les droits du particulier dans son domicile et sur les restrictions que ces droits… (1900)

Mais Faustin Hélie fournit en faveur du prévenu non arrêté un bien meilleur argument : « Dès qu'une prévention, dit-il, est dirigée contre un individu, cet individu est partie dans le procès et doit prendre part à ses actes ; ce n'est pas le mandat d'arrestation qui lui donne cette qualité, c'est la poursuite même dont il est l'objet. » Il faut en conclure que tout prévenu, libre ou non, a le droit d'assister par lui-même, ou par mandataire, aux perquisitions opérées à son domicile.
Source : Gallica

Charles Arminjon Étude sur les droits du particulier dans son domicile et sur les restrictions que ces droits… (1900)

« Il y a, dit-il, un commandant de l'état de siège. C'est lui qui est responsable de tout; c'est lui qui donne des ordres à tout le monde ; c'est lui qui répond de tous ses subordonnés ; vous n'avez pas à craindre qu'un caporal, en faisant une patrouille, entre dans le domicile des citoyens s'il n'a pas reçu sa délégation du droit qui est commis au commandant militaire ».
Source : Gallica

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