Résumé

Félix Brayer Guide des aspirants aux fonctions de commissaire de police et d'inspecteur spécial de police des chemins de fer… (1888)

L'acte commis doit être prévu par la loi, car il est de principe de droit que tout ce qui n'est pas défendu par la loi ne peut être empêché et que nul ne peut être puni qu'en vertu d'une loi établie et promulguée antérieurement au délit. Aussi le code pénal a inscrit, ainsi que nous l'avons vu précédemment, dans son article 4 que « nulle contravention, nul délit, nul crime ne peuvent être punis de peines qui n'étaient pas prononcées par la loi avant qu'ils fussent commis. »
Source : Gallica

Félix Brayer Guide des aspirants aux fonctions de commissaire de police et d'inspecteur spécial de police des chemins de fer… (1888)

Ainsi, le Code appelle crime l'infraction que les lois punissent d'une peine afflictive ou infamante. D'après l'exposé des motifs du Code pénal, le mot crime désigne les attentats contre la société qui doivent occuper les cours criminelles.
Le délit est l'infraction que les lois punissent d'une peine correctionnelle, c'est-à-dire des infractions moins graves que les crimes et du ressort de la police correctionnelle.
La contravention est l'infraction que les lois punissent d'une peine de simple police.
Source : Gallica

Félix Brayer Guide des aspirants aux fonctions de commissaire de police et d'inspecteur spécial de police des chemins de fer… (1888)

De la corruption des fonctionnaires.
La corruption est, en général, le crime du fonctionnaire qui trafique de son autorité pour faire ou pour ne pas faire un acte de ses fonctions.
Ce crime diffère de la concussion en ce que le, prévenu de concussion a reçu ce qui n'était pas dû comme une chose à laquelle la loi où les règlements lui donnaient droit, tandis que le prévenu de corruption n'a reçu qu'à titre de dons ou présents ce qu'on était, libre de lui donner ou de ne pas lui donner.
Source : Gallica

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