Résumé

Gaston Arexy Traité de police à l'usage des commissaires de police… (1925)

DÉFINITIONS. — Une infraction, quelle qu'elle soit, est une cause de trouble pour l'ordre public ; c'est pourquoi, punie par le code, elle donne lieu à une action publique, c'est-à-dire à un recours adressé à l'autorité judiciaire, au nom de la société, du public, en vue de sa punition.
D'autre part, il arrive souvent que cette infraction cause un préjudice matériel ou moral à une ou plusieurs personnes en particulier ; ces personnes ont le droit de demander à l'auteur de l'infraction, dont ils sont les victimes, réparation du préjudice causé.
Source : Gallica

Gaston Arexy Traité de police à l'usage des commissaires de police… (1925)

L'interrogatoire de l'inculpé est un moyen de défense pour ce dernier et un moyen d'instruction pour le juge.
Il est essentiel que l'individu sur qui plane le soupçon d'un crime ou d'un délit soit appelé à s'expliquer devant le magistrat chargé de l'instruction. S'il est innocent, il peut ainsi se justifier; s'il est coupable, le juge trouve dans ses réponses des preuves nouvelles. C'est la raison pour laquelle nulle instruction ne peut être close sans que les inculpés soient interrogés.
Source : Gallica

Gaston Arexy Traité de police à l'usage des commissaires de police… (1925)

« Nul homme ne doit être accusé, arrêté, ni détenu que dans les cas déterminés par la loi et selon les formes qu'elle a prescrites. »
On peut traduire cette règle par ces mots : « Sans loi, pas de condamnation pénale » ; ou bien encore : a Tout ce qui n'est pas défendu par la loi est permis ».
C'est ce qu'énonce, comme suit, l'article 4 du code pénal : « Nulle contravention, nul délit, nul crime ne peuvent être punis de peines qui n'étaient pas prononcées par la loi avant qu'ils fussent commis ». Le législateur est donc seul qualifié pour modifier les bases du droit criminel.
Source : Gallica

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