Résumé

Tessier de Rauschenberg De l'indépendance civile chez les français en 1862 (1862)

L'indépendance civile est la source, la mère de tous les biens. Si elle est en souffrance, point de paix, ni de sécurité, ni de bonheur pour l'homme ; l'inquiétude, le trouble, empoisonnent toutes les joies. Siquelque atteinte illégale blesse ce droit sacré, tous les sentiments de la nature se révoltent, et à moins que la servitude, qui détruit autant que la mort, n'ait glacé les âmes, un frémissement de douleur et de colère les ébranle.
Par l'indépendance civile, la jouissance de tous les dons de la vie est assurée
Source : Gallica

Tessier de Rauschenberg De l'indépendance civile chez les français en 1862 (1862)

Le juge titulaire est le magistrat dans la véritable acception du mot; il ne peut jamais devenir le simple agent d'une volonté supérieure ; il représente la justice ; c'est lui qui applique le droit ; il est et reste avant tout l'agent de la nation, le mandataire du corps social.
Si l'instruction des affaires criminelles était confiée, dans l'Atlantide, à un magistrat amovible, à un juge suppléant, les justiciables pourraient s'imaginer qu'avec les juges suppléants de leur pays, la sécurité publique courrait des dangers dans des moments difficiles.
Source : Gallica

Tessier de Rauschenberg De l'indépendance civile chez les français en 1862 (1862)

Les philosophes anciens nous disent que la politique a été considérée comme une des branches de la morale, parce que sa fin première est de rendre les hommes heureux, en leur donnant un gouvernement qui les fasse devenir plus sages et meilleurs. Le but de la morale est le bonheur de l'individu; de même, le but de la politique, c'est le bonheur des peuples. Pour ouvrir un vaste champ à cette félicité, rien n'est plus efficace que de poser des institutions et des lois qui assurent l'indépendance de l'individu.
Source : Gallica

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