Résumé

Auguste Piquemal Du flagrant délit en matière correctionnelle… (1900)

Une fois saisi le tribunal est seul souverain ; le procureur de la République a perdu tout pouvoir et le juge d'instruction, qui ne peut être requis que par le ministère public, est, du même coup, impuissant à instruire. C'est là un principe évident dont tous les jours, en matière de citation directe surtout, les tribunaux font application. Y a-t-il un texte spécial dans la loi du 20 mai qui déroge à cette règle? Non. Eh bien, quel motif a-t-on d'envisager différemment une affaire suivant qu'il y a ou qu'il n'y a pas flagrant délit? Le tribunal déléguera donc, parmi les membres.
Source : Gallica

Auguste Piquemal Du flagrant délit en matière correctionnelle… (1900)

Les conséquences du caractère politique donné à l'immunité parlementaire sont de lever tout obstacle à la poursuite en dehors de l'exercice effectif du mandat et lorsqu'il y a flagrant délit.
En dehors des sessions, la loi considère les membres des assemblées comme de simples citoyens et le droit commun reprend son empire.
Quand il y a flagrant délit, l'immunité parlementaire n'a plus sa raison d'être. Peut-on prétendre alors que c'est dans un but politique qu'une arrestation est opérée?
Source : Gallica

Auguste Piquemal Du flagrant délit en matière correctionnelle… (1900)

Si le flagrant délit d'adultère ne peut tirer son existence que de constatations laissées à l'appréciations souveraine des juges et si ces constatations doivent être, en effet, contemporaines du délit, il n'est pas nécessaire, pour que la poursuite soit possible, que la preuve des faits soit immédiatement produite et établie suivant certaines formes déterminées La loi n'a voulu qu'une chose : rejeter dans les poursuites contre le complice, les indices, les présomptions, les circonstances accessoires et indirectes 1.
Source : Gallica

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