Ferdinand Hérold

Résumé

Ferdinand Hérold Manuel de la liberté individuelle… (1868)

C'est donc sans droit aucun que la police croit pouvoir procéder à des arrestations en dehors des cas qui viennent d'être indiqués, spécialement à l'égard de certaines catégories de personnes sur lesquelles pèse aujourd'hui la menace incessante d'une arrestation : les filles publiques, les vagabonds, les mendiants valides, même lorsqu'ils né sont pas surpris en flagrant délit. La pratique établie à leur égard, si invétérée qu'elle soit, n'en est pas moins contraire à la loi et elle n'a pu avoir pour effet de légitimer cette illégalité évidente.
Source : Gallica

Ferdinand Hérold Manuel de la liberté individuelle… (1868)

« Le flagrant délit, dit la circulaire, est le délit ou le crime qui se commet actuellement ou qui vient de se commettre. Il y a aussi flagrant délit quand un homme est poursuivi par la clameur publique (qu'il ne faut pas confondre avec la notoriété) , ou que, dans un temps voisin du délit, il est trouvé saisi d'effets, armes, instruments ou papiers, faisant présumer qu'il est auteur ou complice. Dans ces cas, le coupable peut être arrêté par l'officier de police Judiciaire
Source : Gallica

Ferdinand Hérold Manuel de la liberté individuelle… (1868)

Les juges d'instruction ne peuvent, dans les cas où il leur est permis de faire arrêter un individu par mesure d'instruction, décerner contre lui, à l'origine, qu'un simple mandat d'amener, n'entraînant pour celui qui en est l'objet, qu'une détention de vingt-quatre heures au plus (art. 93 C. instr. crim) . Telle est au moins l'opinion générale, à laquelle nous nous rallions. Certains criminalistes prétendent au contraire que les juges d'instruction peuvent décerner, dès l'origine, sinon un mandat de dépôt, au moins un mandat d'arrêt, au lieu d'un simple mandat d'amener.
Source : Gallica

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