Arrêté de police

Définition et enjeux

René Garraud Précis de droit criminel... (1909)

II. L'individu, arrêté en flagrant délit par mesure de police, doit être conduit devant le procureur de la République, s'il s'agit d'un délit, et peut l'être aussi devant un officier auxiliaire plus rapproché, s'il s'agit d'un crime. Cette distinction découle de cette idée que l'arrestation par mesure de police a seulement pour but de mettre le délinquant à la disposition du magistrat compétent pour le faire arrêter par mesure d'instruction.
Source : Gallica

Antoine-Georges Blanche Étude sur les contraventions de police… (1872)

Les règlements et arrêtés de police sont exécutoires par provision.
Ils peuvent être réformés, ceux des préfets, par le ministre compétent; ceux des maires, par les préfets; ils n'en sont pas moins obligatoires pendant le recours, dont ils peuvent être l'objet et tant qu'ils n'ont pas cessé d'être; par suite, les tribunaux de police ne peuvent, ni se refuser à punir la contravention, ni même surseoir à statuer, sous le prétexte que les délinquants ont formé un recours contre le règlement ou l'arrêté, auquel ils sont inculpés d'avoir contrevenu.
Source : Gallica

Antoine-Georges Blanche Étude sur les contraventions de police… (1872)

Ce qui est vrai, c'est qu'un règlement ne peut pas prescrire des mesures générales, dans un intérêt privé. Ainsi un arrêté ne peut pas être pris dans l'intérêt d'un individu ou d'un établissement; mais il ne s'ensuit pas, comme je l'ai expliqué sous le numéro 3 de cet article, que les arrêtés de police ne puissent pas, dans un intérêt général et public, contenir des prohibitions particulières, exclusivement applicables soit à un établissement, soit même à un individu.
247. Les règlements de police sont applicables, tant qu'ils subsistent, à la généralité des habitants.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature