Alphonse Bérenger, De la justice criminelle en France… (1818)
“ Un écrit, quelque séditieux ou incendiaire qu'il soit, n est pas plus un délit, que le poiguard dont s'est servi l'assassin : l'écrit comme le poignard ne sont qu'un instrument, dont l'existence, isolée de toute autre circonstance, est une chose indifférente en elle-même. L'écrit provoque à la sédition ou à la révolte ; mais alors c'est dans la sédition ou dans la révolte que consiste le délit, comme lorsqu'on fait usage d'une arme c'est l'assassinat qui constitue le crime ; l'écrit où le poignard ne sont rien par eux-mêmes, ils ne sont que des témoignages muets de l'existence du crime. ”
