Mézard

Élements biographiques

Mézard De la liberté considérée dans ses rapports avec les institutions judiciaires… (1823)

La distinction que les publicistes ont établie entre la liberté publique ou politique, et la liberté civile, provient de la même confusion d'idées. Est-ce qu'il y a deux libertés, l'une pour les individus, et l'autre pour le public?
Qu'est-ce qu'un état qui serait libre, et où les citoyens ne le seraient pas? La liberté publique peut-elle être autre chose que la réunion des libertés individuelles? Si la liberté qu'on appelle politique, n'est point accompagnée de la liberté civile, à quoi la première sert-elle?
Source : Gallica

Mézard De la liberté considérée dans ses rapports avec les institutions judiciaires… (1823)

Il ne faut au génie, pour s'élever dans les hautes régions, que l'amour de la gloire, les applaudissemens publics et le repos. J'en appelle aux siècles de Périclès, d'Auguste, des Médicis et de Louis XIV.
Ames ardentes, qui voyez tous les objets à travers le prisme de votre enthousiasme, vous que tourmente le besoin d'aimer et quelquefois celui de haïr ! n'avez-vous pas pour objets de haine, l'arbitraire, l'injustice, le crime et la tyrannie, et pour objets d'amour, les bons rois, l'humanité et ses bienfaiteurs, la vertu et Dieu?
Source : Gallica

Mézard De la charte, et de ses conséquences… (1830)

Mais il n'est pas moins vrai que la Charte a succédé à un ordre de choses, auquel, bon ou mauvais, républicain ou monarchique, il n'était permis de toucher qu'à une époque fort éloignée, et avec les lenteurs et les formes d'une révision qui devaient prévenir tout changement, brusqué, provoqué et surpris par une faction dominante, contre le voeu et les intérêts de la nation. Louis XVIII n'ignorait pas ces antécédens, et quand il ne s'est pas réservé les cas d'une révision, c'est qu'il n'a pas voulu que son oeuvre en courût les chances.
Source : Gallica

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