Jacques Escorbiac

Élements biographiques

Jacques Escorbiac,  A propos de la réforme de la procédure criminelle… (1883)

“ Le simple bon sens suffit. D'ailleurs, supprimer le jury, c'est rétablir les tribunaux permanents, c'est faire des mêmes hommes les juges du fait et les juges du droit, confusion déplorable qui ne tendrait à rien moins qu'à faire crouler toute la législation criminelle de 1791, et qui dans un bref délai ramènerait les condamnations iniques, les abus monstrueux de l'ancienne organisation. On redoute l'indulgence des jurés; mais il faut redouter aussi la sévérité des juges. L'absolution de quelques coupables ne devra jamais faire renoncer à une institution qui garantit la vie des innocents. ”
Source : Gallica

Jacques Escorbiac,  A propos de la réforme de la procédure criminelle… (1883)

“ Treilhard voit dans son adoption par le conseil une atteinte mortelle à l'institution du jury. « Cet amalgame de juges et de jurés, dit-il, dénaturerait absolument l'institution. Rien de plus différent que le ministère des uns et celui des autres. Les juges ne sont pas là pour statuer sur aucun prétexte sur le fait. Il faut que la déclaration du jury soit réputée toujours la vérité, et que jamais elle ne puisse être réformée par les juges. Le système de la majorité simple aurait moins d'inconvénients que l'amalgame ». ”
Source : Gallica

Jacques Escorbiac,  A propos de la réforme de la procédure criminelle… (1883)

“ Bonaparte déclare en outre qu'il se gardera bien d'accepter le jury tel que l'avait organisé le Code de brumaire. Cette organisation est selon lui radicalement vicieuse. Le législateur de brumaire était parti de cette idée très juste que pour faire un bon juré, pour apprécier le caractère délictueux d'un fait, un sens droit et l'honnêteté suffisaient. Bonaparte estime que ces qualités ne suffisent pas : il faut pour être jurés des esprits très éclairés, des hommes très instruits, très indépendants, qui sachent résister à toutes les sollicitations, et surtout déjouer les habiletés des avocats. ”
Source : Gallica

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