Tribunal d'exception

Définition et enjeux

Edmond Villey,  Précis d'un cours de droit criminel comprenant l'explication du Code pénal… (1876-1877)

“ D'autres distinguent : si le tribunal d'exception offre plus de garanties par le nombre des juges et les formes de la procédure, il devra être préféré ; sinon, l'affaire devra être portée aux tribunaux ordinaires (3) . Nous attribuerions dans tous les cas compétence aux juges de droit commun. Eux seuls peuvent proroger leur compétence ; les tribunaux d'exception, en jugeant des faits ou des personnes qui sont en dehors de leurs attributions, ne prorogeraient pas leur compétence, ils la créeraient. ”
Source : Gallica

Louis Rozet,  Des biens communaux et de la police rurale et forestière… (1833)

“ Lorsque celui qui est cité devant un tribunal civil ou de police oppose à la demande ou à la plainte dirigée contre lui une exception telle, qu'en la supposant établie elle rend le juge incompétent, ou fait perdre au fait incriminé le caractère de délit, cette exception, devant nécessairement être jugée avant la demande originaire, reçoit, dans l'idiome judiciaire, la dénomination de question préjudicielle. ”
Source : Gallica

Alphonse Bérenger,  De la justice criminelle en France… (1818)

“ Les seuls juges impartiaux, pour les délits de la presse comme pour tous les autres, sont donc les jurés. Voilà le seul tribunal qui offre une véritable garantie.
Placé par son indépendance entre l'accusé et l'accusateur, euire le provenu et l'offensé, a l'abri de l'influence de l'un et de l'obsession de l'autre, le jury sera sévère ou indulgent à propos, et ne cessera jamais d'être juste ; bien mieux que des juges soumis et gagés il appréciera les
alarmes d'un gouvernement soupçonneux et les intentions d'un écrivain qui aura pu n'être qu'imprudent.
”
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature