Charles Berriat-Saint-Prix

Résumé

Charles Berriat-Saint-Prix Commentaire sur le Code pénal.… (1823-1824)

Cette opinion pourra paraître sévère ; mais peut-on mettre trop de sévérité à punir une action qui ne peut avoir d'autre objet que de nuire à autrui ? Nous n'entendons pas dire, au surplus, qu'il puisse suffire d'avoir rappelé la condamnation prononcée contre un individu pour s'être rendu coupable de diffamation, seulement, qu'il ne doit pas suffire de justifier par la représentation d'un jugement, l'imputation que l'on s'est permise, quand il paraît évident aux juges, que c'est par pure malice et dans un esprit d'injure et de malveillance qu'elle a été faite
Source : Gallica

Charles Berriat-Saint-Prix Commentaire sur le Code pénal.… (1823-1824)

XIV. Sous l'ancienne législation le suicide était considéré comme homicide volontaire : on faisait le procès à la mémoire du suicidé; on la déclarait infame; son cadavre était traîné sur la claie ; il était privé de la sépulture commune : sous la nouvelle, le suicide ne constitue ni crime, ni délit aux yeux de la loi ; le législateur a pensé sagement, que le suicide était toujours le triste résultat ou d'une aliénation mentale, ou d'une grande injustice soufferte
Source : Gallica

Charles Berriat-Saint-Prix Commentaire sur le Code pénal.… (1823-1824)

Il faut se garder de confondre la préméditation avec la volonté, quoique la volonté suppose une espèce de préméditation : méditer une chose, c'est en avoir conçu la pensée, c'est avoir formé le dessein de la faire avant que l'occasion s'en soit présentée; comme aussi pour qu'il y ait guet-apens, il ne suffirait pas qu'à l'instant même du crime l'on se fût tenu à l'écart, il faut que l'on se soit mis en embuscade pour y attendre la personne sur laquelle on a prémédité d'exercer des violences.
Source : Gallica

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