Joseph-André Rogron

Résumé

Joseph-André Rogron,  Code pénal expliqué (1865)

“ Sans doute la personne coupable d'un crime ou d'une faute ne mérite pas une grande sollicitude, et cependant en cherchant bien parmi les exemples de chantage, que de victimes intéressantes on pourrait rencontrer! Ce n'est pas toujours à l'auteur de la faute que s'adresse l'extorsion, c'est quelquefois à sa famille, et celle-ci n'a certainement aucun tort. Ce n'est pas la personne qui est l'objet du chantage qu'il faut considérer, c'est celle qui le pratique, qui menace, qui contraint, qui extorque à l'aide du secret qu'elle possède, et qui fait dans tous les cas la plus odieuse spéculation. ”
Source : Gallica

Joseph-André Rogron,  Code pénal expliqué (1865)

“ La circonstance est indépendante de la volonté de l'auteur du crime, et la tentative doit être punie comme le crime même. Au contraire, à l'instant où la personne qu'on a voulu faire périr, porte à sa bouche les aliments empoisonnés, le malheureux qui a conçu le crime l'arrête : il se repent et avoue son horrible projet la circonstance qui, dans ce cas, a suspendu ou fait manquer le crime, émane de la volonté de l'auteur de la tentative, et par suite, elle n'est pas punissable. La loi, en effet, ne frappe qu'à regret; elle aime mieux empêcher le crime que de le punir. ”
Source : Gallica

Joseph-André Rogron,  Code pénal expliqué (1865)

“ L'intention est constitutive des crimes ; aussi la loi ne prononce-t-elle aucune peine contre les actes qui peuvent être imputés à la démence ou à une force majeure.
L'homme n'est coupable aux yeux de la loi qu'en proportion du tort qu'il cause à la société ou qu'il a voulu lui causer, et la peine n'est, par elle-même, autre chose que la réparation de l'offense. Toute réparation qui excède le dommage est donc une injustice; de là ce soin avec lequel le législateur s'est attaché à graduer les peines en raison de la nature et de la gravité des crimes.
”
Source : Gallica

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