Résumé

Portrait de Eugène Mouton Eugène Mouton Les lois pénales de la France en toutes matières et devant toutes les juridictions exposées dans leur ordre naturel avec leurs motifs… (1868)

Comme l'homme lui-même, comme tout ce qui émane de l'homme, il offre l'admirable spectacle de cette union de l'esprit et de la matière, de l'acte et de la pensée, qui fait de l'homme le trait d'union du fini à l'infini. Le cœur est son foyer, que les sens alimentent et dont il s'élève comme une pure flamme. Aussi, libre comme toutes les facultés de l'âme humaine, il a, j'ose dire, sa garde d'honneur dans ce cortège de sentiments, de convenances, d'habitudes sociales, qui se résument dans la pudeur.
Source : Gallica

Portrait de Eugène Mouton Eugène Mouton Les lois pénales de la France en toutes matières et devant toutes les juridictions exposées dans leur ordre naturel avec leurs motifs… (1868)

Le meurtre est comme la foudre : comme elle il éclate au milieu d'un orage ; et la même colère qui s'est calmée hier d'elle-même, aujourd'hui devient fureur, rage, folie ! Aussi rapide que l'éclair, la pensée criminelle s'élance sur le bras du meurtrier, le relève, l'abaisse, et tout est fini !
Que la chute est rapide ! qu'elle est profonde! et quel affreux désespoir doit dévorer le coupable quand il songe que la plus petite circonstance aurait pu le détourner du crime !
Source : Gallica

Portrait de Eugène Mouton Eugène Mouton Les lois pénales de la France en toutes matières et devant toutes les juridictions exposées dans leur ordre naturel avec leurs motifs… (1868)

Et pourtant, personne ne pleure tant de jeunesse évanouie; une douée gaîté remplit tous les cœurs, et chacun remonte, de souvenirs en souvenirs, jusqu'aux plus heureux temps de la jeunesse. On s'égaie, on rit; l'époux entonne d'une voix chevrotante les couplets qu'on avait chantés à son mariage, et on le voit, sans pleurer, sans mourir de regrets, s'approcher de sa vieille fiancée et lui donner un baiser sur une ride profonde, creusée par le temps à la même place où jadis le rire avait marqué sa fossette !
Source : Gallica

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